‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 117 sur 312 · Cf. Poltier, Catal. des vases du Louvre, II, p · texte numérisé non relu

Cf. Poltier, Catal. des vases du Louvre, II, p

APOGÉE DE L’iNFLUENCE IONIENNE

trouvons dès lors répandus un peu partout dans la Grèce européenne, se soient détournés de la seule Attique? Au contraire, ne se sentaient-ils pas plus fortement attirés vers ce pays, le plus voisin du leur, et qui avait la plus grande ressemblance physique avec les côtes et les îles qu’ils quittaient ; vers cette Athènes demeurée ionienne, métropole au moins nominale des cités ioniennes d’Asie ; vers cette Attique hospitalière à tous les étrangers1, mais qui devait l’être encore davantage aux errants de sa race ; vers cette Athènes dont les nouveaux maîtres pratiquaient eux-mêmes, par politique et par goût propre, la plus généreuse et la plus intelligente hospitalité, et, pour faire leurville plus belle matériellement et plus glorieuse, auraient voulu y appeler et y retenir tous les talents épars de toute la Grèce? Aussi n’est-il pas surprenant qu’on ait découvert en Attique plusieurs signatures d’artistes ioniens, accusant des dates diverses dans la seconde moitié du vf- siècle : Endoios2, Archermos de Chios3, Aristion de Paros4, Philermos5. Et il est permis de supposer que, parmi les autres signatures passablement nombreuses, où l’absence d’ethnique et de toute particularité dialectale et graphique nous laisse dans l’incertitude, doivent se cacher quelques noms encore de sculpteurs ioniens de l’Asie et des Iles6. Mais, à défaut même de ces noms, le groupe serré des corés de l’Acropole, accru de celles qu’on a retrouvées à Eleusis, ne parle-t-il pas assez haut et assez clair?

On s’explique à présent le soudain surgissement de ces figures

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