‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 169 sur 312 · Cf. ci-dessus, p. 240 sqq · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p. 240 sqq

2. Mus. nat. d'Athènes , 38. Cf. Conze, Ait. Grab relie fs, S, pl. IV; publié en dernierlieu par Perrot, Hist. de l'art, VIII, p. 664, fig. 342. — On a prétendu quelquefois que cette tête, ainsi qu'un autre fragment de stèle (Mus. nat. d'Athènes , 83; Conze, op. L, 12, pl. VIII, 3), devaient tous deux provenir du monument funéraire de Xénophantos, dont la base avec inscription a été retrouvée ( Inscr . attic., I, Suppl., 477 6); mais cette hypothèse a été nettement réfutée.

3. On a eu l’idée jadis (cf. Bull. corr. liell., IV, 1880, p. 238) de rapprocher le Discophore de la stèle archaïque d’Abdère (Mus. nat. d'Athènes, 40; Bull, corr. liell., IV, 1880, pl. VIII ; Brunn-Bruckmann’s Denhnæler, 331, B ; Perrot, Hist. de l'art, VIII, p. 337, fig. 137). Brunn a protesté avec raison (cf. Alhen.

LES BAS-RELIEFS

Avec cela, on trouve, dans la bouche très arquée et le sourire fortement souligné par un gros pli de la chair au bord des joues, les traces du souffle nouveau venu d’Ionie1; il ne fait encore que glisser à la surface et n’entame pas le fond, qui est vigoureux, franc, un peu rude. En somme, la stèle du Discophore parait être arrivée à peu près au même degré, dans la marche générale de l’art attique, que cette petite tête à polos que nous avons rencontrée jadis2, au cours de la période de transition : postérieure à l’époque du Moschophore, antérieure à l'apogée de l'influence ionienne.

On ne peut guère séparer du Discophore le fragment, aujourd’hui conservé au musée de Berlin, que l'on appelle souvent, du nom de son premier possesseur, le relief Finlay 3. C’est la partie supérieure d’une haute stèle où devait être représenté un jeune homme nu, debout, posé de profil à droite, s’appuyant de la main gauche sur sa lance. La tête seule subsiste. Avec son nez fin et droit, sa bouche tranquille, l’air calme de sa physionomie, cette tête offre, comme l’a dit justement M. Furtwængler 4, un caractère de noblesse aristocratique que n’a point le Discophore. Mais le dessin de l’œil, la nette cernure des ailes du nez, la forme du lobule de l’oreille (autant du moins que les graves mutilations du marbre permettent d’apprécier ces divers détails) témoignent que les deux reliefs sont sensiblement du même art et du même temps. Cependant le second semble déjà plus éloigné que le premier des vieilles sculptures attiques 5 ; il est plus adouci d’aspect, d'un travail

MiLtheil., VI, 1883, p. 92) contre ce rapprochement, et a résumé son jugement en paroles qui méritent d’être retenues : « Les deux têtes sont aussi opposées que possible pour le fond : dans le Discophore , la vie et le sentiment semblent jaillir du dedans au dehors ; dans la tête d’Abdère, les formes molles cachent l’être intime au lieu de le révéler. » — Le relief d’Abdère rentre dans la classe des œuvres ioniennes. Je le trouve très voisin, pour la douceur et la rondeur caressée du travail, d’une petite tête en relief provenant du vieux temple d’Éphèse (cf. Journ. hell. stud., X, 1889, pi. IV, 1). Je prie qu’on le compare aussi avec une tête peinte sur un sarcophage de Clazomènes, au musée de Berlin ( Antike Denkmæler , II, pl. 23, dans le bas, à gauche).

1. Remarquer, en passant, que la chevelure roulée en un paquet long, arrondi et annelé, de la forme d’une grosse chenille, est du même type que celle A' Athéna dans le relief 381 de l'Acropole, ci-dessus décrit.

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