‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 176 sur 312 · LES FRONTONS DU NOUVEL HÉCATOMPÉDON · texte numérisé non relu

LES FRONTONS DU NOUVEL HÉCATOMPÉDON

Les seules sculptures de décoration monumentale que l’on puisse attribuer sûrement à la seconde moitié du vie siècle, en Attique, sont les débris des grands frontons, en marbre des Iles, qui décoraient le nouvel Hécatompédon. Ce temple a été reconstitué par les perspicaces et tenaces recherches de M. Dœrpfeld- : son plan, ses dimensions, ses matériaux, son architecture tout entière sont connus, et aussi la relation où il était avec l’édifice plus ancien qui lui servit de noyau. Car Y Hécatompédon primitif, simple temple in antis , dont nous avons rapporté la construction à l’époque de Solon1 2 3, ne fut pas rasé jusqu’au sol; si son toit, ses frontons, ses quatre colonnes même furent nécessairement enlevés, du moins les murs du naos subsistèrent4. Mais, dans la seconde moitié du vi° siècle, on les enveloppa d'une peristasis comptant six colonnes en façade et douze colonnes sur les longs côtés : en conséquence, une frise de triglyphes et de métopes (celles-ci en marbre blanc, lisses) courut tout autour de l’édifice ; le toit, reconstruit en tuiles de marbre, fut très agrandi; enfin les frontons, en marbre également, eurent une largeur et une hauteur bien plus considérables. M. Dœrpfeld avait annoncé que les frontons,

1. Je conserve ce nom à' Hécatompédon. qui strictement n’est applicable qu’à l’ancien temple in antis, de façon qu’on garde toujours présent à l’esprit le lien qui existait entre les deux édifices successifs.

2. Cf. Antike Denkmæler, I, pl. 1-2; Athen. Mittheil., X, 1885, p. 275 sqq. ; XI, 1886, p. 337 sqq. ; XII, 1887, p 25 sqq. — J'omets les autres articles, assez nombreux, où \1. Dœrpfeld a discuté sur les destinées du temple après 480 et sur la question si ce temple, dans sa forme primitive, était le plus ancien qu’il y ait eu dans 1’A.cropole. — M. Wiegand ( Voros-Architektur , p. 115 sqq.) a repris, en la complétant et précisant sur certains points, la restauration de M. Dœrpfeld.

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