‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 226 sur 312 · Cf. Einzelaufn., 572; Perrot, op. I., fig · texte numérisé non relu

Cf. Einzelaufn., 572; Perrot, op. I., fig

8. Cf. la tête de femme citée ci-dessus, p. 375, note 1, reproduite de profil par M. Kékulé, dans le Festschrift fur Benndorf , p. 123, fig. de gauche.

de Girgentd. Malgré les mutilations qui ont détérioré la face, enlevé le nez presque entièrement et atteint un peu les lèvres, on reste à même, cependant, de juger assez bien du caractère de la physionomie ; et ici encore le dessin de l'œil et de la bouche est semblable à celui que l’on constate sur les têtes de femme mentionnées ci-dessus, semblable par conséquent à celui qui nous a paru tellement nouveau dans la coré d'Euthydicos et VÉphèbe blond de l’Acropole.

Ces exemples, divers par l’origine, par la matière et par le sujet, témoignent donc que le type qui apparaît pour la première fois dans la statuaire attique au commencement du ve siècle existait alors, non pas à l’état sporadique, mais au contraire d’une façon générale, dans la sculpture de la Sicile et de la Grande Grèce; et là il n’était pas une nouveauté, il n’était que le développement du type que les vieilles métopes de Sélinonte nous font voir à un degré moins avancé de sa formation. D’ailleurs ce même type, caractérisé entre autres traits par la bouche sévère et par les yeux droits aux paupières épaisses, se rencontre aussi, à pareille époque, dans la sculpture du Péloponnèse : par exemple, dans le petit bronze de Ligourio1 2, dans certains petits bronzes d’Olympie3, dans les têtes du fronton occidental au grand temple d’Olympie. Nous verrons plus loin s’il faut entreprendre de réduire à l’unité cette diversité de provenances, en attribuant à un atelier déterminé, soit péloponnésien ou sicilien, le mérite d’avoir trouvé et fixé ce type particulier et d’en avoir assuré la diffusion. Pour l’instant, bornons-nous à reconnaître que ce type sévère, propre à la Grèce occidentale, s’oppose foncièrement au type affable et souriant qu’a préféré l’art de la Grèce orientale.

Donc, les nouveautés qui surgissent dans la sculpture attique au commencement du ve siècle, et qui s’expliquent mal parles antécédents de cette sculpture, s’expliqueraient fort bien par quelque influence venue de la Grèce occidentale 4. L’hypothèse

1. Cf. Arndt-Amelung's Eitizelaufn., 759-761 (notice de M. Hauser, avec bibliographie; cf. dans les Nachtræge de la série IV des Einzelaufn ., p. 67, une note supplémentaire de M. Herrmann); Perrot, Bisl. de l'art , VIII, p. 494, fig. 252.

2. Cf. 50œs Berlin. Winckelmprogr ., pi. I, p. 125 sqq. (Furtwængler).

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