‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 235 sur 312 · Cf. ci-dessus, p. 190, note · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p. 190, note

2. J'ai exposé ailleurs (cf. Au mus. de l'Acrop., p. 415 sqq ) pourquoi il me paraît, contrairement à l’opinion générale, qu'Endoios doit être fortement « rajeuni ».

3. Cf. Lolling, Calai, inscr. Acrop., p. 45, n" 42;’Apy. AsXrtov, 1SS8, p. 208-

209 (Lolling).

un demi-siècle persiste à vivre et à prospérer ; il n’est pas même rejeté au second plan, il ne le cède pas en importance historique à celui qui vient de naître, il fournira une carrière non moins pleine et glorieuse. Car il ne s’agit plus désormais d’une imitation par engouement de la sculpture ionienne. Dès les vingt premières années du ve siècle, on peut dire que l’art attique a repris entière possession de lui-même, relativement aux modèles ioniens dont il s’était inspiré si longtemps. Il a su enrichir son propre fonds par d’intelligents emprunts ; mais à présent l’assimilation de ces emprunts est chose faite, et le bien acquis va fructifier. En employant les mots de sculpture atticoionienne, comme nous avons employé ceux de sculpture atticodorienne, nous ne songeons donc qu’à distinguer plus nettement les deux tendances parallèles qui coexisteront au ve siècle dans l’art d’Athènes ; mais l'une n’est pas moins complètement attique, ni moins définitivement que l’autre.

C’est à l’Acropole que sont les œuvres les plus nombreuses et les plus significatives de la deuxième série, et je nommerai d’abord la belle corè 684 [Au musée de l' Acrop ., p. 369, fig. 38), dont la tête, si heureusement préservée, console des tristes mutilations qu’a subies le reste de la figure1. Vêtue du chitôn long, de l’himation agrafé en biais et de Yépibléma , la statue devait être très semblable, pour l’aspect du corps, à la corè 59i2, dont elle avait aussi, à peu de chose près, les dimensions; et nous ne reviendrons pas, à ce propos, sur des traits déjà connus. La tête seule doit retenir notre attention, et là encore nous retrouvons maints détails qui nous sont familiers : l’élégant, arrangement de la coiffure, ceinte d’une sorte de couronne richement peinte; les six étages de frisures, sans raie médiane, entre le front et la couronne; le globe de l’œil, saillant, débordant, sous les paupières minces et raides, ouvertes à la façon d’une boutonnière; puis les bijoux recouvrant le lobule entier de l'oreille, nous rappellent d’emblée le type habituel de la corè ionienne durant toute la seconde moitié du vie siècle. Mais, en même temps, nous voyons que les yeux ne sont plus du tout obliques, que le sourire s’est atténué au point

1. Cf. bibliographie dans les Mvr;[x£Ïa r?,; 'EXXàôo:, pl. XVII, 1 ; y ajouter C. Jœrgensen, Kvinde figurer..., pl. I ; Bulle-Hirth, Sc/iœne Mensch : Allertum , pl. 33 ; S. Reinach, Têtes antiques , pl 11-12 ; Perrot, Ilist. de l'art, VIII, p. 592, fig. 298.

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