‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 248 sur 312 · Cf. München. Sitzungsb., 1810, II, p · texte numérisé non relu

Cf. München. Sitzungsb., 1810, II, p

COURANT ATTICO-IOMEN

plus récentes '. On peut constater aussi une analogie certaine entre le caractère et l’esprit de ce relief et ceux d’une petite peinture, malheureusement incomplète et fort effacée, qui existe au revers d’un fragment de bouclier en marbre, retrouvé sur l’Acropole1 2 ; et cette peinture, qui représentait une Nike ailée, doit être attribuée, d’après les vases peints desquels on est à même de la rapprocher, aux premières années du ve siècle3. Enfin, le peu qui a subsisté des quatre chevaux attelés au char nous fournit également un indice : cettejambe postérieure 4 et ces queues doivent être mises en parallèle avec le fragment de queue et les fragments de trois jambes postérieures de chevaux5, provenant du grand monument de bronze auquel appartenait la statue connue sous le nom d'Aurige de Delphes. Ce monument est daté à deux ou trois ans près ; il est d’environ 4"/5. Or, c’est à peine si l’exécution du détail des crins sur la queue de bronze est plus libre et plus vraie que sur les queues de marbre; et quant aux jambes des chevaux, celle qui est conservée sur le relief athénien le cède à peine, pour la finesse de l’exécution, malgré le désavantage qui résulte de la matière employée, aux fragments correspondants du quadrige de Delphes.

Personne ne doute que ce relief ne procède d’œuvres ioniennes. D’abord le motif parait avoir été de bonne heure familier aux sculpteurs ioniens 6, et c’est à eux que les Attiques l’ont emprunté, avec le costume et le genre de coiffure surtout que nous voyons au personnage ; puis, certaines des qualités de l’exécution sont celles que l’art ionien a développées le premier et qu’il a portées avec lui, là où s’est exercée son influence. Mais il apparaît aussi, avec clarté, que l’esprit attique a fini maintenant de s’assimiler ces emprunts, et qu’il leur a, par le

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