Plutarque, l. I
3. Le résumé qui va suivre est fondé sur celui qu’a donné M. Dœrpfeld [Athen. MittheiL, XXVII, 1902, p. 413 sqq.).
4. M. Dœrpfeld ( l . L, p. 401 et 414; Ibid., XXIX, 1904, p. 106) est d’avis que l’Érechtheion faisait partie du plan général conçu par Périclès et Phidias, et qu’il a pu être commencé avant la guerre du Péloponnèse.
o. C’est probablement le temple que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de « Théseion ».
rection des monuments de l’Attique jadis détruits ; grâce à l’initiative de Périclès, une merveilleuse lloraison d’œuvres d’art recouvre et efface les ruines de 480 et 479.
Ce que nous savons de l’activité de cette époque suffirait déjà à nous renseigner, par contre-coup, sur l’inaction de la période précédente. Si l’on eut tant à reconstruire après 450, c’est donc qu’on n’avait guère reconstruit avant ; si Thémistocle et Kimon laissèrent à Périclès tant à faire pour l’embellissement de la ville, c’est donc qu’eux-mêmes avaient fait peu de chose. Cette conclusion est confirmée, en effet, par les informations directes que nous possédons sur le temps de Thémistocle et de Kimon. On sait que Thémistocle, allant au plus pressé, s’occupa avant tout de donner à Athènes la sécurité en l’entourant de murailles. Rapidement l’enceinte de la ville fut rebâtie, et le Pirée aussi fut abrité derrière ses remparts ' . Puis le mur Nord de l’Acropole fut relevé, et, comme on avait utilisé dans les murs de la ville basse les débris des stèles funéraires1 2, on employa à l’Acropole, pour aller plus vite, sans même les retailler, des matériaux provenant de la ruine récente : tambours de colonnes en calcaire et morceaux d’entablement du temple des Pisistratides, et 22 tambours en marbre, non cannelés, qui avaient été préparés pour le Parthénon antérieur à 480, et qui portent encore aujourd’hui la trace de l’incendie allumé par les Perses 3. A ces travaux de première nécessité se borne l'initiative de Thémistocle, et, quand il dut quitter Athènes (entre 474 et 472 4), l’Acropole était encore