Id., IX
5. Ils avaient, naturellement, travaillé aussi pour Chios, leur patrie : Pline en fait foi (JV. II., XXXVI, 13). Mais, jusqu'à ce jour, aucune sculpture archaïque qu’on puisse rapporter au temps d 'Archermos ou de ses fils n’a été retrouvée dans l'ile : cf. Athen. Mittheil.,Xlll, 1888, p. 160 sqq. (Studniczka). Il sera parlé plus loin de deux authentiques sculptures de Chios, mais elles sont d’une date plus ancienne.
6. Les dates approximatives des sculpteurs de Chios sont fournies par un synchronisme que Pline ( N . IL, XXXVI, 11) a indiqué fort nettement : Boupalos et Athénis furent contemporains du poète Hipponax, de qui la date moyenne était fixée à 540. Les calculs que Pline a basés sur ce synchronisme recèlent une grosse erreur, depuis longtemps signalée et rectifiée par Brunn (Gesch. gr. Künstler, I, p. 38). C’est aux dates établies par ce dernier que l’on doit se tenir. On peut les résumer comme il suit : période principale de la carrière de Mikkiadès : 1er quart du vu siècle; — d’Archermos : 2e quart du vi* siècle; — de Boupalos et d’Athénis : 3“ quart du vi° siècle. Ces dates, bien entendu, ne sont données que comme jalons pour suivre le progrès général de l’école. — Cf. encore, comme rectification de l'erreur de Pline, l'ingénieuse hypothèse de M. Six (Athen. Mittheil., XIII, 1888, p. 150); l'auteur grec où Pline s’est renseigné aurait écrit : àub xïjç A ôXvp.TuâSo;, et Pline aurait lu : ino r/j; A ôXvp.7tià8 oç.
7. Noter que Boupalos aussi, comme son père, est l’inventeur d'un type nouveau, celui de la Tyché coiffée du polos et tenant en main la corne d’abondance (Pausanias, IV, 30, 6).