DE GUY DE MAUPASSANT
Ce n’est pas la Muse, épîorie Sur le seuil des temps abolis ,
Qui, sous ce péplum aux blancs plis , Garde sa dépouille sacrée ;
Celle que nous voyons encor,
Sur plus d’une tombe récente, Tendant la lyre frémissante Ou le rameau du laurier d’or.
Non ! c’est la moderne lectrice Celle d’hier et de demain,
Qui, son dernier livre à la main, Rêve en un nonchalant caprice
Et dont les charmes familiers,
Que le vêtement nous dérobe,
Sont devinables sous la robe Qui vient mourir aux fins souliers.
C’est que, fils de la forte race,
Sève gauloise et sang latin,
Ce n’est pas de son art lointain Que ton œuvre porte la trace.
Maupassant qui, du temps nouveau Subissant, avant tout, l’empreinte, Sur chaque page mis l’empreinte Des jeunes fleurs de ton cerveau.
Noble esprit que le mal des cimes Emporta sur le gouffre amer, Comme l’alcyon sur la mer Où se brisent ses vols sublimes î
MARQUET DE VASSELOT