‹ La sculpture aux salons de 1897Chapitre 20 sur 20 · VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO

0 toi qu’un grand artiste, en son génie, élut Pour doter l’avenir d’une immortelle image,

Et des siècles lointains revendiquer l’hommage. Gloire du nom français, Yictor Hugo, salut !

Sur les autels brisés la nuit était venue,

Que déchirait d éclairs la fureur des combats.

Quand Soleil radieux, tu rajeunis la nue,

Proclamant que l’Art seul est un Maître ici-bas.

Sur le seuil tourmenté de ce siècle farouche,

Ainsi qu’un feu puissant qui fait pur ce qu’il touche, Lumineux et puissant tu mis ton pied vainqueur,

Et la France sentit s’apaiser son grand cœur.

Hugo ! Victor Hugo ! — Cri des saintes batailles Où le Juste et le Beau vainquirent à la fois,

Où — pareil à l’armure aux profondes entailles — L’âge de fer s’ouvrit devant l’âge des Lois !

Hugo ! Victor Hugo ! — Nom que la foule acclame ! Large comme la mer et pur comme la flamme !

Par les bois déchirés et les buissons épais,

Tu creusas le sillon de l’éternelle paix.

Hugo ! Victor Hugo ! — Nom qu’en lettres brûlantes Le Temps écrit au front des âges à genoux ;

Orgueil des bons, effroi des gloires chancelantes,

Salut ! ô nom sacré du plus grand d’entre nous !

Au bord du flot qui gronde et dominant la houle, Rêve, auguste géant, devant la large mer,

Des larmes des proscrits gonflant ton cœur amer, Ou versant les douceurs de ton âme à la foule,

Tandis que, déferlant au-dessus de ton front,

Des vagues, aux longs plis, qui furent tes pensées, Mêlent, dans l’air salin, les rimes cadencées Et répètent ton nom que les temps rediront !

r #jë

■\fln\ • ^

Hf

Bp

f * jMS

Jf Jr^ÊS w

■Fit ,

iM

Da

Mf

Page 1