NÉCESSITÉ DU POLISSAGE
Parmi les sujets et scènes divers représentés àTAbasse de Thèbes, on voit des sculpteurs montés sur des échafaudages, autour des statues cju'ils sont en train de tailler et de polir. Les sculpteurs y mettent la dernière main et travaillent au ciseau forcé par de lourds marteaux; les polisseiurs frottent toutes les parties à polir avec un corps blanc que nous croyons être un grès quelconque ; enfin d'autres nettoient la statue, en la lavant avec des chiffons fixés au bout d'un bâton, qu'ils trempent, de temps à autre, dans une écuelle probablement pleine d'eau, de façon à enlever la poussière du grès. Pour les grandes surfaces unies, il est
probable que les sculpteurs se servirent de planches à main et frottèrent du grès écrasé sur la pierre, en versant de l'eau
par un trou percé au milieu de la planche. Afin de donner un poli plus brillant, ils ont indubitablement employé de l'émeri, que l'on trouve en abondance dans les îles de l'Archipel, et qui est du reste nécessaire pour graver en pierre fine. Nous savons que les Hindous polissent leurs pierres dures en les frottant sur une surface de fer, sur laquelle ils étendent de l'huile et du coryndon. M. King croit que la pierre de Naction, appelée jadis smyris, n'est probablement pas autre chose que cette dernière matière, que Théophraste et Pline nomment akoné^
Généralement les Egyptiens, arrêtés sans doute par la