TRANSPORTS DE MONOLITHES
empêcher qu'ils ne prennent feu, enfin ceux qui portent sur les épaules des madriers à crans. Le traîneau sur lequel est posé le monolithe est tiré par cent soixantedouze honunes, divisés en quatre rangs de quarante-trois hommes. Une partie semble des captifs étrangers habillés du costume de leur pays. Dans notre planche ne figurent pas quatre rangées d'hommes, au nombre de douze, dont l'emploi n'est pas indiqué et une autre troupe de captifs destinés à remplacer les autres lorsqu'ils étaient fatigués.
Le personnage le plus caractéristique est celui qui bat la mesure des mains, probablement pour marquer le temps ou rhythmer le chant des travailleurs et assurer ainsi la simultanéité du tirage. Cette habitude existe encore de nos jours chez plusieurs peuples pour les travaux similaires.
Tout le champ libre de la peintiure est rempli par des hiéroglyphes donnant des détails sur le transport, qui nous apprennent que la statue avait douze coudées de hauteur. Quelques points restent à «discuter dans cette représentation. Quelle était la nature du sol sur lequel glisse le traî-* neau? Était-il couvert d'un lit de planches comme le pense M. Wilkinson? Qu'est-ce que verse l'homme debout sur le piédestal? Est-ce de la graisse ou simplement de l'eau pour faire glisser le traîneau ?
Ces questions à élucider sont de peu d'importance, auprès de la lumière qui se répand, comme on a pu le voir,
grâce aux fouilles et aux travaux de la science moderne,
sur les civilisations les plusrecidées.
Quelques décoirverces nouvelles de notre savant compatriote Mariette-Bey nous permettront, dans un des prochains volumes de ce recueil, d'émettre quelques idées que nous croyons importantes sur l'origine de l'art en Egypte.