‹ La sculpture égyptienneChapitre 43 sur 46 · Celui que nous avons reproduit page · texte numérisé non relu

Celui que nous avons reproduit page

2. P. Martyr, De Orhonovo^ decad. v, cap. x, cité par Prescott (Voy, M. Michel Chevalier, dans la Revue du 15 mars, p. 979).

3. M. Prisse (qui vient de faire présent à son pays des bas-reliefs de la chambre de Thoutmosès TU), m 'entendant lire ce passage à l'Académie, m'a communiqué une observation qu'il a faite à Thèbes, oà il a remarqué les restes d'un plan incliné qui a servi à élever les énormes pierres d'un des pylônes de Karnak. Mes vues se trouvent, sur ce point, confirmées par un fait positif que je ne connaissais pas. (Yoy. la Revue Archéologique^ t. T, p. 645.)

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des ingénieurs européens pour Ten extraire. Ceux-ci lui demandèrent une telle somme pour amener dans le désert les poulies et les cordages qui leur étaient nécessaires^ que Mariette allait abandonner le monument^ lorsque deux Égyptiens, ayant su ce dont il s'agissait, lui proposèrent de le retirer pour la moitié du prix demandé par les ingéniexirs. Mariette ayant accepté, Tun d'eux descendit au fond du puits, avec un levier et des traverses, et souleva continuellement le sarcophage, pendant que Tautre, resté au dehors, jetait du sable dans le puits. Ils arrivèrent ainsi à combler celui-ci et à amener le sarcophage jusqu'à la surface.

Pline, à propos de l'érection d'un obélisque par Ramsès, dit que ce Pharaon y employa cent vingt mille hommes, exagération évidente, mais qui témoigne en tout cas de l'importance du nombre d'hommes que l'on estimait nécessaire. Pline ajoute que Ramsès, craignant que les machines ne fussent pas assez fortes pour le poids du monolithe et voulant augmenter par le péril la vigilance des ingénieurs, fît attacher son propre fîls au sommet, afin que le salut du prince « profitât en même temps à la pierre ».

Dans un autre passage, Pline raconte que Philadelphe en érigea un de quatre-vingts coudées à Alexandrie. « C'était, dit-il, une opération bien plus difficile de le transport ter et de le dresser que de le tailler. » Quelques-uns rapportent qu'il fut amené sur un radeau par l'archiçecte

Satyrus. Callixène dit qu'il le fut par Phœnix. « On amena le Nil^ par un canal; jusqu'à Tobélisque couché ; deux bateaux larges, portant en blocs de la même pierre que l'obélisque un chargement double de sa masse, et par conséquent de son poids, furent conduits sous le monument, qui reposait par ses deux extrémités sur les deux rives du canal; puis on ôta les blocs de pierre; les deux bateaux se relevèrent, et se chargèrent du fardeau qui leur était destiné. On le posa sur six des blocs taillés dans la même montagne, et l'artiste reçut en don cinquante talents. »

Nous avons trouvé chez les auteurs anciens le récit de plusieurs érections d'obélisques faites pour les empereurs romains ; et nous rappelons que l'on conservait à Rome, comme témoignage d'admiration poiu* les difficultés vaincues, les vaisseaux qui furent construits pour amener les monolithes égyptiens.

Poiu" en revenir à notre planche qui explique si bien les moyens de transport usités en Egypte, elle est tirée de l'atlas de Minutoli, dans lequel elle est coloriée. La statuô est en blanc, son capuchon en bleu et les hommes en rouge. Dans la première rangée, les hommes, de deux en deux groupes, ont des espèces de bandelettes blanches croisées sur la poitrine, ce qu'on ne voit pas dans notre gravure.

Nous ferons remarquer aussi les hommes qui portent de l'eau, d'autres qui la versent sur les cordages pour

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