SUÈDE
Un sculpteur français a fondé l’école de Stockholm. — Philippe Bouchardon et Pierre Larchevêque. — Sergell à l’Institut de France. — Fogelberg. — La section suédoise au Champ de Mars. — M. Berg : Enfant.
Avant de pénétrer dans les salles de la section suédoise, nous nous souvenions avec orgueil des liens qui ont uni dans le passé la Suède et la France sous le patronage d’un élève de Girardon. N’est-ce pas notre compatriote René Chauveau qui pendant les dernières années du dix-septième siècle ouvrit une école à Stockholm? Un frère de Bouchardon lui succéda au dix-huitième siècle. Larchevêque, sculpteur français, fut le continuateur de Bouchardon et compta parmi ses élèves le statuaire Sergell, que l’Institut de France devait admettre au nombre de ses associés étrangers. Fogelberg hérita du talent et delà renommée de Sergell, mais Fogelberg n’a pas eu de descendant. Aussi est-ce avec regret que nous avons constaté combien sont rares les sculptures suédoises.
Une seule figure, une statue d’ Enfant par M. Berg, mérite qu’on la signale. Le marbre en est taillé
avec
goût ; l’épiderme de ce jeune corps a de la souplesse : une fleur d’élégance distingue les attaches. La tête est bien traitée. Mais l 'Enfant de M. Berg tient une pomme dans ses deux mains, les bras présentent des lignes similaires ! M. Berg habite Rome : cela se devine à la composition de sa statue. Sergell et Fogelberg usaient d’une méthode plus sévère.
NORVÈGE