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CHAPITRE II

Premières sculptures des cathédrales de Léon et de Tolède. — Tombeauxde la cathédrale de Pampelune. — Église d'Urgel, cathédrales de Saragosse, de Gerone. — Grand retable de la cathédrale de Tarragone. — Stalles des cathédrales deHuesca,de Valence, de Palenci«a, de Barcelone, des églises de Gradefes, de Santa Maria de la Mar de Barcelone, de Santa Clara de Palencia, du couvent de Santiago d'Ucle?. — Statues et retables du xv^ siècle. — Tombeau d'Alonzo de Carthagène, cathédrale de Bargos. — Autres retables. — Porte des Lions à la cathédrale de Tolède, le maestro Egas. — Haut-relief des apôtres, à la cathédrale de Tolède, Juan Aleman. — Église San Juan de los Reyes à Tolède. — Custodia de Juan deCasieluou à Valence. — Tombeaux et retable de la chartreuse de Miraflores, Gil de Siloe. — Tombeau de Juan de Pradilla au musée de Burgos. — Cathédrale de Séville, tombeaux. — Stalles des cathédrales de Barcelone, de Séville, des églises de Monegro, des couvents de Miraflores, de Najera. — Collège San Gregorio et couvent San Pablo de Valladolid.

Les cathédrales de Compostelle, d'Avila, de Tarragone, de Ségovie, de Pampelune, de Léon, de Burgos, de Tolède, de Palencia, de Séville, pour ne parler que des principales, les nombreux monastères et couvents élevés dans le courant du moyen âge et achevés seulement pour la plupart vers le milieu du xvi^ siècle, sont les véritables musées de la péninsule jusqu'à Pépoque de Charles-Quint et de Philippe II. La cathédrale de

ÉPOQUE GOTHIQUE

Léon, commencée à l'aurore du XIII' siècle, montre, de ces temps reculés, une œuvredeioute beauté, c'est le tympan de sa porte principale figurant :

d'abord, le Ch rist assis sur un trône, deux anges à ses côtés ; à ses extrémités la Vierge saint Jean agenouillés et au-dessous, en une frised'unenaïveté et d'un charme exquis, les divers épisodes du Jugement dernier (fig. 23, 24, 25). La métropole des Castilles, la

cathédrale de Tolède, entreprise en 1227, était loin d'être achevée deux siècles et demi après; les plus habiles artistes furent appelés à la décorer. Rien ne coûta à son chapitre pour en faire un monument hors de pair, une des gloires de la chrétienté.

Déjà, au déclin du xiii^ siècle, des tailleurs d^images concourent à son ornementation; du xiv® siècle à la hn du xvi", c''est une légion de sculpteurs qui entasse, dans ce merveilleux édifice, chef-d'œuvre sur chefd'œuvre. Dès 141 8, les frères Alfonso et Francisco Diaz sont occupés à sa façade ; à la même époque, toute une pléiade d'artistes travaillent tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du monument. Parmi ceux-ci, il convient de signaler Fernandez de Sahagun; Alvar Gonzalez, nomméen 1425 appareilleur par lechapitre; Alvar Martinez; Alfonso Rodriguez; Cristobal Rodriguez; Diego Fernandez; Ferran Garcia; Ferran; Juan et Martin Sanchez; Juan Ruiz; Juan Alfonso; Juan Fernandez; Juan Rodriguez; Pedro et Antonio Lopez; Pedro Gutierrez Nieto; Garcia Martinez; Ramon Ruiz; nous retrouverons ces trois derniers, sept ans plus tard, décorant la tour de la cathédrale qui venait d'être construite sous la direction de Pappareilleur Alvar Gonzalez,

Un peu plus tôt, des artistes anonymes élèvent dans la cathédrale de Pampelune le tombeau du fils naturel de Charles le Mauvais, Leone! de Navarre, et de sa femme Epifania de Lima. Ce monument, qui date de 141 3, consiste en une niche à arcature brisée, d'une grande légèreté, dont les deux pieds-droits, en saillie sur le parement du mur, se terminent en pinacles élancés.

ÉPOQUE GOTHIQUE 49

Les défunts sont représentés couchés sur la table mort u a i r e :

Leonel de Navarre, îa tête reposant sur un coussin, soutenu par des anges, recouvert de son armure, les pieds appuyés contre un lion; Epifania de Luna, coiffée d'un atour à larges cornes laté r a 1 e s , revêtue

d'une houppelande 'à nombreux plis (fig.

Dans cette même cathédrale de Pampelune,on trouve

encore le sarcophage de Charles IV de Navarre^ mort en 1426, et de sa femme, Leonor de Castille, qui l'avait précédé de dix ans dans la tombe. Ce tombeau, d\in

auteur également inconnu, montre les souvernins étendus sur la pierre sépulcrale : le roi, couronne en tête, les mains jointes, vêtu ^ ^ d'une longuerobe,bork I ♦ l ^ dée d'un galon semé

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