CHAPITRE PREMIER
Origines de la sculpture ibérique. — Statuettes primitives et plaques estampées. — Animaux colossaux. — Figurines du Cerro de los Santos. — Buste de femme d'Elche. — Sarcophages du IV® siècle. — Chapiteaux romans. — Christs de Léon.
— Cathédrale vieille de Salamanque. — Châsse de San Millan.
— Églises asturiennes. — Églises d'Orense, de Ripoli, de Saint- Vincent d'Avila, couvent de Santo Domingo de Silos. — Basreliefs de San Benito de Sahagun. — Cathédrale de Santiago de Compostelle. — Églises de Sangûesa, d'Estella, de Leyre.
— Porches de San Barlolome de Logroho, de Santa Maria d'Olite, de Santo Domingo de Soria. — Sarcophages du xi* au XV® siècle. — Croix de pierre de Durango. — Statues et retables du XI® au XV® siècle. — Plaque en bronze de Castro Urdiales. — Cathédrale de Pampelune. — Considérations générales sur la sculpture dans la première période du moyen âge.
Les origines de Part ibérique, ainsi que Porigine de Part de tous les peuples civilisés, se perdent dans la
nuit des temps. Les premiers vestiges de sa sculpture, s'il est permis de se servir de ce nom pour des objets presque informes, sont particulièrement répandus dans
l'ancienne Lusitanie. Ces vénérables monuments intéressant plutôt rhistoire et l'archéologie que Part, se révèlent dans les statuettes de personnages nus, au long buste tout d'une pièce, aux jambes courtes, aussi grosses à la cheville qu'à la cuisse, aux pieds informes, aux bras à Taspect de boudins, aux épaules tombantes à peine accusées, à la tête plus que rudimentaire et, d^ins les figurations de chèvres, sans socle, travaillées avec un peu plus de goût et d'habileté, trouvées dans les provinces de TAlemtejo et du Minho et dont on peut voir des spécimens dans les musées d'Evora et de Lisbonne. Une statuette de o m. i5