‹ La sculpture espagnoleChapitre 47 sur 82 · FIG. 96. — PEDRO DE MENA · texte numérisé non relu

FIG. 96. — PEDRO DE MENA

SAINT FRANÇOIS d'aSSISE.

(Catliédrale de Tolède.)

LA SCULPTURE ESPAGNOÎ.E

grandeur naturelle et dans Téglise de Notre-Dame de la Grâce, un second crucifix; les statues de la Vierge^ de saint Jean et de la Madeleine à Téglise de San Isidro el Real, une seconde Madeleine à régli>e de Saint- Philippe de Néri, une troisième, à Téglise Saint-Manin. On voit encore d'autres œuvres de Pedro de Mena à Séville, à Cordoue, à Murcie, etc. Il mourut à Malaga, en lôgS, après une vie des mieux remplies.

Parmi les autres élèves d'Alonso Cano, notons José et Diego Mora, que leur père, Bernardo, sculpteur mallorcain, avait amenés à Grenade, pour quMls pussent profiter des enseignements si prisés du maitre. Leurs ouvrages sont, pour la plupart, restés dans cette ville, quoique l'aîné des Mora ait quelque peu travaillé à Madrid, où il fut nommé sculpteur de Charles II, et bien que l'on voie de lui imt Notre-Dame de la Conception^ dans réglise de San Isidro el Real, et diverses figures sur le retable de la paroisse de Saint-Thomas. Signalons parmi les ouvrages de José Mora, à Grenade, plusieurs Ecce Homo; une sainte Cécile^ dans la cathédrale; un Christ en croix, les statues de saint Michel^ de saint Fantaléon, de saint Antoine de Padoiie, de saint François, de sainte Rose, sans parler de différentes figures de la Vierge disséminées dans les églises et chapelles de la ville; enfin, huit statues dans la cathédrale de Cordoue. Pour Diego de Mora, citons de lui une Notre-Dame de la Conception et un saint Grégoire de Bétique également dans la cathédrale de Cordoue.

José Risueho, né à Grenade au milieu du xvn' siècle, à la fois peintre et sculpteur, est un 'des derniers repré-

ÉPOQUE MODERNE

sentants de l'e'cole d'Alonso Cano. Palomino, qui avait pour son talent une admiration particulière, le surnomme « le dessinateur de PAndalousie ». Il avait Texcellente habitude de modeler en terre les ouvrages qu^il devait tailler en pierre ou en bois; il s^aidait en outre du modèle vivant. Ses ouvrages sont pour la plupart demeurés dans sa ville natale où Ton voit de lui :

dans la cathédrale, un médaillon représentant r/wcarnation; dans l'église Saint- Gil, un saint Jérôme^ et une Vierge d'un beau caractère. Peut-être est-ce encore à cet artiste qu'il faudrait attribuer la curieuse Madeleine pénitente de la collection Ign. Zuloaga (fig. 97). Nombreux furent, à cette époque, les sculpteurs ita-

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