PONTIFICAT D'URBAIN VIII
Pierre Bernin, père du Bernin (i 562-1 629).
IJ Assomption: bas-relief fait pour la façade de la Chapelle Pauline à S.^'^ Marie Majeure, et placé sur l'autel du chœur de la nou- velle Sacristie.
S.** Marie Majeure (Chap. Pauline): Quatre figures de marbre en formes de Terme supportant une corniche du tombeau de Clément VIII et le bas-relief du Couronnement du pdpe,
Jésus: Statue de la Religion et de la Sagesse sur de la Tombe du cardinal Belarmino.
Quirinal-^sur la porte de Montecavallo) : Anges tenant les armes po7itificales.
Paolo San Quirico (de Parme).
S.'*-' Marie Majeure : Statue de Paul V en
bronze.
S. Jean des Florentins: Christ en bronze.
Guillaume Bertolot, français.
La Vierge, sur la colonne devant S.*® Marie
Majeure.
S.^*" Marie Majeure (Chap. Pauline): Deux
Anges de bronze devant Tautel.
Porte du Quirinal: S, Paul.
HippoLYTE Buzzi, de Vigiu (1562-1634).
S.Jacques des Incurables: S.Jacques.
Minerve (Chap. Aldobrandini): Clément VIII et la Justice.
Latran: Ange du transept.
S.'" Marie Majeure (tombe de Paul V): Cour-
ronfiement du Pape et deux figures de marbre servant de Termes.
» (tombe de Clément Vlil):
Paix entre la France et l'Espagne.
Stéphane Maderne, milanais (i 576-1 636).
S.'*^ Marie Majeure (Chap. Pauline) : Bataille. » > Enfants de la frise.
Histoire du Pape Libère.
Deux Anges avec les armes des Borghèse sur la porte de la Sacristie.
Latran: Ange du transept.
S.'^ Cécile: -5:" Cécile.
Porte du Quirinal: S. Pierre.
S. Lorenzo in Damaso: S. Charles.
Madon«^de Lorette: Deux Anges sur l'autel.
Minerve (Chap. Aldobrandini): Deux A?iges.
.Pace: Paix çX. Justice sur le fronton de l'autel.
L'œuvre la plus charmante de cette époque est la 5"/' Cécile^^) de Stéphane Maderne. On sait dans quelles conditions a été faite cette statue si justement populaire. On venait d'ouvrir- le tomlDeau où la jeune martyre reposait depuis plus de mille ans et la pose était encore si naturelle, le corps si bien conservé, que le sculpteur, pour faire son œuvre, n^eut qu'à copier fidèlement les fornj^s que la tombe rendait à la lumière. Si Stéphane Maderne a eu une telle naïveté d'artiste, une telle sensibilité, n'est-ce pas parce qu'il était étranger à ces écoles de la Renaissance où l'on enseignait que la nature ne possède aucune beauté et que tout le génie de l'artiste consiste à la violenter et à la transformer. Aucun des élèves de Michel-Ange n'eût consenti à regarder cette jeune martyre; tous ils eussent mé-
(1) Voir la gravure en tête du chapitre.
VArt à Rome avant le Bernin 195
prisé cette simplicité, et ne trouvant pas dans ce corps frêle d'enfant les violences de l'attitude et la forcé des muscles, ils eussent passé indifférenfi. Si Maderne s'est intéressé à la rendre dans son exquise simplicité, c'est qu'il portait dans son âme la foi chrétienne unie au sentiment naïf de l'école lombarde.
A la 6n du xvi" siècle, au milieu des œuvres de ce groupe d'artistes dont le caractère est si particulier, on ne voit à Rome qu'une seule sculpture purement florentine et elle surprend comme un anachronisme, comme une véritable anomalie, c'est la Fontaine des tortues, faite par Taddeo Landini, en 1585. Cette Fontaine, qui est décorée de quatre charmantes figures nues, est le seul anneau quC à Rome, unisse l'art de Michel-Ange à celui du Bernin. Cette Fontaine par son élégance rappelle les meilleures œuvres faites au même moment à Florence par Jean de Bologne. Taddeo Landini mourut très jeune. Les biographes ne citent de lui que la Statue en bronze du Pape Sixte V, au" Palais des Conservateurs, un Triton à la Fontaine de la place Navone et un grand bas-relief, le Lavement des pieds, qui, placé autrefois à S. Pierre, est aujourd'hui à l'église du Quirinal. Landini est représenté à Florence par la statue de V Hiver, décorant l'entfrée du Pont de la Trinité.
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