‹ La seconde année: ou, A qui la faute?Chapitre 45 sur 70 · HORTENSE, LE DUC · texte numérisé non relu

HORTENSE, LE DUC

LE DEC

Le soin qui me ramené est bien intéressé,

Madame; dans le doute où vous m'avez laissé,

Je n'ai rien vu ce soir qu'avec indifférence.

Invité chez le fils d'un de nos pairs de France,

J'y fus d'un long dîner le triste spectateur;

Les heures se traînaient avec une lenteur!...

Plein d'une seule idée où l'esprit s'abandonne,

Soi-même l'on s'oublie, on n'est plus à personne;

Il a fallu céder, et bientôt du salon

Je me suis échappé comme on sort de prison.

Mais quels charmants apprêts! quel goût!... Cette parure

Pour mon vœu le plus cher est d'un heureux augure.

HORTENSE

Hé non , monsieur le Duc , ne comptez pas sur moi.

LE DUC

Comment? se pourrait-il! Vous restez?

HORTENSE

Je le doi.

LE DUC

Mais ne devez- vous pas tenir votre promesse? Ne l'ai-je pas reçue, et quand ma voix vous presse De remplir un devoir, que je crus un plaisir, N'est-elle plus d'accord avec votre désir?

HORTENSE

Que ne m'est-il permis de le prendre pour guide'.' Mais non, monsieur Danville autrement en décide.

LE DCC

Ah! pouvez?vous m 'apprendre avec cet air l<>;;ci

Page 1