ACTE III, SCÈNE IV
L b refus <{ui m étonne et qui doit m'aftliger? Un triomphe nouveau, des honneurs, des hommages Sont à peine à vos veux de faibles avantages; Pour vous, par 1 habitude, ils ont perdu leur prix; Mais quand il s'est flatté d'éblouir tout Paris, Un maître de maison, dans son jour de conquête, Perd beaucoup en perdant l'ornement de sa fête, Et pour moi, le plaisir qui- je laisse en partant Me rend presque insensible a celui qui m'attend.
HORTENSE
C'est trop vous alarmer, monsieur, et mon absence N'aura pas, croyez-moi, cette triste influence.
le nue.
Vous vous trompez, madame, et vous seule ignorez A quels regrets mortels vous nous condamnerez. La modestie, au fond, a son côté blâmable. On ne sait pas souvent combien l'on est coupable ; Vous le serez beaucoup si vous me résistez. Qui nous rendra ce soir ce que- vous nous ôtez?
HORTEHSE.
Je ne puis...
LE nue.
Il suffit d'une seule personne Pour embellir au bal tout ce qui l'environne. Elle arrive, on la voit, et chacun est séduit; Elle part, c'en est fait, tout le charme est détruit. Venez.
HORTENSE
2s insistez pas.
LE DUC
Vous viendrez...