XII, 49-XIII
(ch. X), puis, en face de ses détracteurs, il avait entrepris ce qu’il appelle Jui-même une folie, de se vanter en se comparant à eux, et il a montré qu’il est leur pair, leur supérieur même, par les souffrances qu'il a endurées (XI, 1-50), car ce n’est pas de ses avantages, mais de ses faiblesses (dont il vient de citer des exemples) qu’il veut se glorifier, bien qu'il pût aussi se glorifier d’autre chose s’il le voulait. Mais il n’en fera rien, car ce sont précisément ses faiblesses qui rendent en lui possible le développement de la force de Christ (XI, 31-XIL, 10). Il a clos cette comparaison en rappelant que s’il s’est vanté, c’est parce que les Corinthiens euxmêmes l’y ont forcé, bien qu'il ne lui eût rien manqué de ce qui pouvait relever à leurs yeux son ministère apostolique, sinon que, en raison de son amour spécial pour eux, il n’a pas usé du droit d’être entretenu par l’Église et s’est comporté avec eux comme un père qui ne veut point être à charge à ses enfants (XIE, 41-18). Il termine maintenant par un sérieux avertissement aux pécheurs en général, auxquels il annonce qu’il saura, s’il le faut, user de son autorité apostolique (XIT, 19-XIIT, 10).
19 Depuis longtemps vous avez l’idée que nous vous faisons notre apologie : (eh bien! non !}) c’est sous le regard de Dieu, en Christ, que nous parlons; et tout cela, bien-aimés, (nous le disons) pour votre édification. 2° Car je crains qu’à mon arrivée je ne vous trouve pas’ tels que je vous veux et que vous-mêmes ne me trouviez pas tel que vous me voulez. (Je crains) qu'il n’y ait (parmi vous) des querelles, des jalousies, des animosités, des intrigues, des calomnies, des insinuations, des mouvements d’orgueil, des troubles ; 21 (je crains) que, après mon arrivée, mon Dieu ne m’humilie de nouveau quant à vous, et que je n’aie à mener deuil sur beaucoup de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de la fornication et de la débauche éhontée qu’ils ont commises.
Ch. XIII. ! Voici la troisième fois que je vais venir chez vous : (Sur la parole de deux témoins et (mieux encore) de trois toute affaire sera établie ». ? Je l’ai dit précédem-