DERNIÈRES RECOMMANDATIONS, SALUTATIONS ET VŒU
Che XIE 1143!
11 Au reste, frères, soyez joyeux, laissez-vous conduire à la perfection, laissez-vous exhorter. Ayez un même sentiment, soyez en paix, et le Dieu de l'amour et de la paix sera avec vous. /?Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent.
Que la grâce du Seigneur-Jésus-Christ et l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous!
Cette conelusion, très brève, est cependant affectueuse (ef. X, 1.s.) ; remarquez le &ôs2çpoi. L’apôtre veut par ces derniers mots de l’épitre adoucir l'impression pénible qu'a dû produire la dernière partie si sévère.
V. 11. — Zouxôv, «au reste » (ef. Eph. VE, 40) : « Vous voilà dûment avertis de mes intentions. Et voiei maintenant ce qui me reste à vous dire ». — Ce v. 14 contient cinq exhortations et une promesse :
1° yœioere invite les Corinthiens à la joie, il va sans dire eu Christ; la joie chrétienne doit reprendre chez eux ses droits, tout sentiment pénible doit disparaître (E, 24).
20 xaragrileode et 3° napaxañeiode Sont des passifs. Le premier signifie: « Laissez-vous amener à un état spirituel auquel il ne manque rien (xaraçovi£eoÿe — releïor yiveode, CHRYSOSTOME)», et non : « Tendez à la perfection ». Si le sens était moyen. s’il s'agissait d’une action des lecteurs sur euxmêmes, il y aurait plutôt xaraçoribere éavroës ; et d’ailleurs l'emploi du verbe xaraçri£eur convient mieux au sens passif: une xardorious vient de Dieu (v. 9). Quant à zapaxaleiowe, on pourrait le traduire : « Soyez consolés » (mais les lecteurs n'avaient pas, que nous sachions, d'épreuves), ou: « Soyez encouragés » (mais rien n'indique qu’ils fussent décourasés):il vaut mieux entendre : « Laissez-vous exhorter », c’est-àdire : «acceptez nos exhortations (cf, VE 4: X, 1), qui peuvent vous conduire à ce perfectionnement » (Weiss). Le sens n’est. pas : « Exhortez-vous vous-mêmes, les uns les autres » (DE Werre, Bousser. etc.) ; il faudrait plutôt zagaxaleire éav- TOÙG.
ho ro æbro pooveire recommande le bon accord des sentiments qui doit régner dans l’Église (ef. Phil. IE, 2): «tendez à un même but, ayez une même aspiration, une pensée unanime. »
D0 elgnvevere : (SOYEZ EN paix, ayez la paix entre vous ». Cette paix, fruit du z œôrè poovetir, était ce qui faisait le plus besoin à l’Église de Corinthe ; ef. 1 Cor. XII.
6° xaœi 6 Deôs… : « Et alors (c’est-à-dire à cette double condition du zo æôro pooveir et du séonvevewv), le Dieu dont les attributs sont l'amour (&y&nn correspond à 7 œürù pooveir) el la paix (eigfvn reprend le eéonvevere) fera son habitation au milieu de vous ». [6 Deûs cs eiovns, cf. Rom. XV, 33: Phil. IV, 9; 1 Thess. V, 23 (LIETZMANN)}.
v. 42. — Salutation finale. — dondouoÿe dAÂmlouc, sc. après la lecture de cette lettre. — &v &yio quâfuau, cf. 4 Cor. XVI. 20 : Rom. XVI, 16; etc. Ce baiser, qui n’a rien de profane, est le signe de l’amour fraternel. — Le sens du zévses est naturellement restreint par le contexte : il s’agit de
tous les chrétiens des Églises de Macédoine, où Paul se trou- 2 CORINTHIENS — 23 ‘
vait lorsqu'il écrivait notre lettre. Gela ne suppose pas que
la lettre ait été lue aux membres de ces Églises avant d’être expédiée, mais simplement que les chrétiens de Macédoine, informés que Paul écrivait aux Corinthiens, l’ont chargé de saluer ceux-ci de leur part.
Paul n’ajoute pas de salutations individuelles : Tite pouait les porter, et l’apôtre allait venir lui-même prochainement.
v. 43. — Vœu final, que Paul ajoute probablement de sa propre main (cf. 1 Cor. XVI, 21), bien qu'il ne le dise pas. Cette bénédiction trinitaire, qui ne se retrouve dans aucune autre lettre de Paul aussi complète et solennelle, est comme la traduction en langage chrétien de la triple bénédiction lévitique (Nombr. VI, fin) : Paul bénit comme le ministre de la Nouvelle Alliance; il ouvre, en finissant, tout son cœur d’ambassadeur de Christ (V, 20) et pour tous (uerà& révrov dudy). Il souhaite à ses lecteurs : 4° la grace du Seigneur Jésus-Christ (B omet le mot Xevo70o5, que Wesrcorr-Horr met entre crochets). Cette grâce, toujours à l’œuvre, est l’agent du salut ; 2 l’amour de Dieu, dont cette grâce nous rend participants, et qui est la source première du salut: 30 la communion, l’action du St-Esprit, qui entretient cette grâce dans les cœurs, et qui est ainsi le moyen du salut. — xowoviæ peut signifier : la participation au St-Esprit, [la communication du St-Esprit, envisagé comme une force, une puissance |, la bénédiction qu’il donne: — ou bien : la communion [fraternelle} que le St-Esprit produit au sein de l’Église (Bous- SET) ; [— ou encore : la communion avec le St-Esprit, envisagé comme une personne]. — | LIETZMANN suppose que le vœu du v. 13 était peut-être une formule de salutation liturgique déjà en usage dans les communautés pauliniennes. Quoi qu’il en soit, il convient de remarquer le caractère non Systématique, non dogmatique, de notre verset, où les trois «personnes » divines ne figurent ni dans leur ordre hiérarchique, ni avec leurs titres trinitaires]. — Le mot dur, qu'on lit dans DE K P Vulg. Syr. Copt. et dans le T. R., est sans doute une adjonction liturgique.
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[A. On a employé indifféremment, pour le sigma final, les deux signes s et s. Il eût été préférable de se servir partout du premier, vu la ressemblance du second avec le stigma {5 — or). |
2. La division des syllabes, dans un mot grec partagé à la fin d’une ligne, est parfois restée fautive. Le lecteur est prié de faire les corrections suivantes :
Page 118, ligne 22, séparez : dvaxalvnrd- wevor
A2» A1, » AGŸ- DOTE
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3. On n'a pas pu tenir compte de la nouvelle édition de la Grammaire de BLass, complètement remaniée par DEBRUNNER !, qui à paru au cours de l'impression. Ce précieux instrument de travail est vivement recommandé au lecteur.
4. Le texte de von Soben ? ayant été publié également pendant l'impression du présent volume, nous notons ici les principales différences qui existent entre ce texte et celui de NESTLE (9me éd., 1942) 3.
1 Friedrich Blass Granimatik des neutestamentlichen Griechisch. Vierte, vôllig neugearbeïitete Auflage, besorgt. von Albert DEBRUNNER, Dr phil., Lehrer an der evangelischen Predigerschule in Basel. Gôttingen, Vandenhœæck u. Ruprecht. 1913.
2 Die Schriften des N.T. in ihrer ültesten erreichbaren Textgestalt. IT. Teil: Text mit Apparat. Gôttingen, Vandenhæck u. Ruprecht. 1913.
3 Novum Testamentum Graece. Stuttgart, Privilegierte Württembergische Bibelanstalt, 1912,