‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 18 sur 117 · GEORGES GODET . XXV · texte numérisé non relu

GEORGES GODET . XXV

sion de venir en aide à ses collègues de la ville et de la campagne par des prédications ou des conférences ; il est plusieurs de nos églises où l’on comptait chaque année sur sa visite, et lui-même eût été bien surpris que l’on dérogeât à la tradition qu'il avait établie; il fut pendant douze ans (1892-1904) auxiliaire du pasteur de Bôle-Colombier, présidant une fois par mois et d'une façon toute désintéressée le culte de Cortaillod ; inutile de dire qu'il ne cessa jamais de porter le plus vif intérêt à son ancienne paroisse de Neuchâtel qui était pour lui comme une famille agrandie ; et ici encore, quand l’état de sa santé contraignit M. le professeur Monvert à se retirer de la présidence du Conseil d'Église, chacun fut d'avis que, seul, G. Godet était capable de le remplacer.

Bientôt aussi on sentit la nécessité de sa présence dans les corps directeurs de l'Église inlépendante. Bien des choses contribuaient à faire de lui un administrateur des plus avi-

sés. C'était d’abord sa grande expérience ; grâce à ses nom-

breuses relations personnelles, grâce aussi au fait qu’il avait successivement exercé le ministère à La Chaux-de- Fonds, au Val-de-Ruz et à Neuchâtel, il était probablement l’homme qui connaissait le mieux l’Église dans son ensemble et dans ses détails ; mieux que personne il pouvait apprécier les situations, voir les difficultés et trouver les moyens d’y remédier. C'était ensuite la promptitude et la solidité de son jugement : il possédait le don de se décider vite et bien, d’aller droit au fait, droit au centre des questions, sans que sa décision eût jamais rien de précipité ou d’incomplet, sans qu'il s'arrêlât jamais aux demi-mesures,

aux arrangements boiteux qui esquivent les problèmes au

lieu de les résoudre. C'était encore sa franchise et sa rectitude morale qui l’éloignaient d’instinet de cette diplomatie tortueuse qu'on à parfois si âprement reprochée aux hommes d'église C'était enfin son désintéressement complet, absolu : aucun amour-propre. aucune ambition personnelle n’obseurcissait sa vision ; ce qu'il cherchait, c'était non ce qui pouvait le mettre en évidence, augmenter son prestige, mais uniquement ce qui javorisait auprès et au loin le pro-

grès des bonnes causes qui lui tenaient à cœur. La réunion

de tant de qualités aussi rares que précieuses, faisait qu’on 2 CORINTHIENS — ‘*

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