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celui de la Sofia. Le premier maître, souflraiil d'une blessure au pied, ne pouvait monter sur le pont, et, par le gms temps, les Fskimos devenaient mnhides el inrapables de rendre aucun service. Le capitaine chercba vainement un abri dans différents mouillages
512 LA SKCONDK EXPÉDITION AV r.RÔNLAM).
et finalement alhi se réfugier à Alanekerdluk. Apres un repos bien gagné, rex])é(liti()n en ixîpartit pour Tîle du Lièvre, où, ainsi que jo l'ai déjà raconté, elle embarqua Kolthoff et moi.
Le 15 nous prîmes des travailleurs à Iganigsugsuk, et immédiatemiMit fîmes roule vers Unartoarsuk, où, comme il avait été convenu, tout devait être |uvl pour Tabalage du charbon. Nous embarquâmes à la houillère cent lonnes de combustible; r«ibatage dura toute la journée el une partie de la nuil. Pendant ce travailles naturalistes firent des recherches aux environs. Le 14, à une heure du matin, nous partîmes et arrivâmes neuf heures après à Godhavn, où tout de suite nous commençiimes l'embiirquement de deux cents autres lonnes de charbon. Les premières nouvelles que l'on nous donna de l'expédition de Nordenskiôld étaient inquiéUmtes; cin(| jours auparavant, nous disait-on, elle n'était pas encore arrivée à l'extrémité de l'Aulaitsivikfjord. Je m'entendis alors avec le directeur llôrring sur les mesures à prendre pour envoyer une expédition de secours. Ce haut fonctionnaire me donna des lettres enjoignant aux gouverneurs d'Egedesminde et de Krislianshaab de se tenir à ma disposition. Si Nordenskiold n'était pas de retour, je comptais envoyer des reironnaissances dans les fjords voisins de Vinlandsis et m'avancer moi-même sur la route (jue l'expédition avait suivie. Il était malheureusement presque certain que si un acx'ident était arrivé à la caravane, il n'y avait point espoir de la sauver et que nos expéditions de secours n'auraient aucun résultat. Le même jour nous apprîmes que les Kskimos (]ui nous avaient aceompagnés au cap York disaient avoir eu des nouvelles de l'expédition américaine par les indigènes d'Ivsugigsok. Ils rapportaient que la caravane de (ireelv était arrivée en traîneaux à l'île Littleton. Hans Hendrik, interrogé à ce sujet, confirma leuis dires. Lorsque Nordenskiold le (|uestionna plus t^ird à Egedesminde, il fit le même récit et ajouta même cpn» le «-(lommande » éUiit mort. L'origine de cette histoire est assez difïicile à démêlei*. Les indigènes du cap York nous avaient dit que ce Rasleigh » était mort, mais n'avaient ajouté rien de plus, bien (|ue nous les eussions pressés de questions. Nous pensâmes d'abord qu(»nos Eskimos nous avaient caché la vérité dans la crainte que nous n'allassions au secours des naufragés. FVndant la détention de la
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Sofia h Ivsugigsok ils avaient manifeslé les plus vivc^s appréhensions (les glîices. Comme nous le sûmes plus lard, toute celte histoire éUiit fausse. Prohahlement nos gens n'ont [)oint compris les récits de leurs congénères du cap York, ou peut-être ont-ils invenlé l'histoire; de loutes pièces, car les Eskimos d'Ivsugigsok, eux, ne disaient que ce qu'ils savaient. Depuis les expédilions envoyées à la rec*herche de Fî'anklin on sait (|ue certains indigènes du cap York ont souvent imaginé des légendes du même genn». Le 15 nous eûmes un nouvel exemple curieux de la manière d'agir des Eskimos. Ce jourlà nous apyjrîmes que, la veille, un kayakman venu d'Kgedesminde avait annoncé aux indigènes de (iodhavn l'arrivée de ^iordenskiôld à Ikamiut, mais sans en rien dire aux Danois de la colonie. Tous les Eskimos du village connaissaient l'événemenl, aucun d'eux cependant ne jugea à propos d'en faii*e j)art aux fonctionnaires. Nous nous étions donc inquiétés hien à tort. Le chargement du charhon terminé, nous quilttlmes Godhavn à sept heures du soir. Le brouillard nous empêcha de marcher pendanl une j)artie de la nuit, et nous n'arrivâmes h Egedesminde que le 10 à dix heures du matin, Noixlenskiôld vint au-devant de nous dans un canot, et, bienlôl après, tous nos autres camarîides se trouvaient à hord.