‹ La seconde expédition suédoise au GrönlandChapitre 71 sur 111 · Morceau fcmdu plat et irrégulier (lig. 0 de la page · texte numérisé non relu

Morceau fcmdu plat et irrégulier (lig. 0 de la page

7. Morceau d'une pla(|u«.* de métal aigre; cassure cristalline, avec nombreuses souI-

r»lU LA SKCO.NDK KXPKDITIO.N AL GUUNLAM).

(ioiniiie comparaison, j(î rappollt'rai ijuiî Ji' mêlai employcî pour la loiite «les cloches se conijiosc de deux à Irois parlies de cuivn; pour une (rélaiii. On sail éfralemenl (jue l<»s ohj(?ls nordiques de IVige du bronze soni, d'après les analyses de Berz(»lius, d(»s alliajfes de 2,3 jus([u'à l'2,(5 ptnn* 1(MI d*élain, ahslraclion l'aile dr» quelques impunités de cuivre, t^t que les anciens hi'onzes ch»s autres parties de rEuro|)e conli(»nn(Mil, suivant Klaprolh, <lu cuivre allié à 2,3 à 13 pour lOi) délain. Les bronzes Scandinaves dt» Tàf^e du fer sont, au conlraire, dos alliaires de cuivre oi «Pélain, aux({U(ds s'ajoute, dans cerlains éclianlillons, du zinc en proporlions variabK's*.

Il n'a été Irouvé, croit-on, aucun frafruienl de i< métal de cloche » dans le nord-ouest du (ironland. Il u'i^st donc j)as probable que le bronze ait été importé ici d'Asie ])ar l'enlremise de tribus d'Eskimos venues do l'iuiesl. Je sijrnale c<^ fait, car j'ai vu un frapnent de métal provenani d'un kourgane de Sibérie, semblable à un bronze gronlandais. J'ajouterai que les mineiais (pyiite de cuivre, minerai d'étain et galène) nécessain^sà la formation d'un allia{»:e tel que celui dont il est cjuestion ici, s*» trouvent dans le sud-ouest du Grônland ; mais l'élain, du moins à ce (ju*» Jious savons, y est rare.

A mon avis, la forme des fra}»inenls de bronze Irtmvés dans le Groidand méridional el la variété de leur composition indiquent que ce no sont ni des débris provenant de cloches d'éji^lises bâties par les premicîrs cidons Scandinaves, ni des morceaux de ces mêmes cIocIkîs soumis à une second*; fonle. Dans mon (opinion, ces fragments de mêlai on! du étie jtîtés à la cole à la suite de «{uelque naufrage. Peul-élre également sont-ils les restes de cpielque atelier de fabrication, ou proviennent-ils de <jU(»lques-unes des expéditions qui, comme celles do Erobisheiet de Hall, se sont occu|»ées, au seizième et

fluiTs; surfaci' «)xylt*c >uv uihî é|»aiss<Mir il<; ()"'"..'». (Il i>r(»itMil de Tasiusak, localilé située ù reinboucluinr du ScinekCjoiil. dans le district dv Siikkoi'lop.) Deux échantillons qui n'ont )>as été analysés ont été ti-inivés à lgdlusan^'li^ss;it. au débouché du KungcixUuarsukfjord (district d»* SukktM'top) et à IJnanarfut, à l'ouest de S\d|M'oven (district de Julianohaab). Tous ces allia^'es, à l'i'xcj'ption du n" tJ, présentent sur les jdans de cassuix; fraiche une couleur d'un };ris clair lé;ièrenient jaunâtre ; sur h*ui' surface polie et sur les points qui ont subi des chocs, ils sont au contraire presque aussi jaunes (pie le laiton.

1. Voir les notes : de Iterzelius dans les Ann. for yordisk Oldkijndiahedf I, p. 104; de 0. Hy^h dans le> Fovhandl. i Videnskabs-Selskabet i Christiattia, 1875, p. 471 ; cl de N.-J. IJcrlin «laus le> Ann. for Aon/. Oldkijndiijhed, 18ôti, p. ^49 et !2o4.

iidie » ;

li-...i\

vs un (

ii'.iritiiiid.

iiviiliMirtma 1 J|i<IJur<Miit. > •nJilr iiicuiiii liujirli.ii.lii. iiit «li.lricl

ril-'s.'niH'wk 1 SiikkFTini.., -

.■ Kiii'ui'^-iik, .liiii'. 1

, .Ir nu'lal foiHiu. Ir ■«piuii <un<l« d<' m ■ e. ■ur.-rnn.h- ni<

.. fj..

■tnl 1

342 LA SECONDS EXPKDITrON AU CRONLAND.

au (lix-S(»|)tii»ine siirlo, de chorehiM* (l(*s gîlos mélnllifiTes au Grônlaiid. Vraisemblahlenionl va [)ays a été visité par plus d'une ex|>odilion do ce «xenrc dont Thisloire ne» fait pas mention, et il est très |x)ssiide que des aventuriers ifi:norants aient pris pour de l'or ces bronzes qui ont une belle eouleur jaune. Quanl aux légendes des Eskinios sur bîs eloches d(»s Kabhuiakx, donl le son se faisait entendre à une grande distance, je n'y attache aucune importance. Dans ces fables on fait certainement allusion, non point au son des cloches, mais aux détonations de canon. On sait qu'autrefois les navigateurs s'amusaient h tii'<»r des salves lorsqu'ils rencontraient des sauvages en abordant dans un |mys inccmnu.

A ju*o[)os de la question de l'orifrine de ce bronze, je dois rappeler que la séri(» des anti(|uilés <iron landaises du Musée Ethnographique d(» Copenhagiie comprend un thaler des Quatre frères en laiton (bronze?) portant la date dv lfi'24, des pointtîs de lance en bit)nze i)\ un tailloir en métal de <'loch(». Admettons que la reproduction de cette monnaie soit ru'uvre d'un Kiu'opéen et que les fers de lance aient une» orijiine gronlandaist» : la <lécouverte de ces derniei's objets et c(»lhî de nombreust^s scories contenant de petits grains de métal prouv(»nt que l(»s Scandinav(»s eskimohcs, ayant en abondance b»s minerais propres à la l'abiic'ation du bronze; et manquant de fer, sont rcnenus à l'usaji** du bronz(^ Si cette hypothèse est vraie, les archéologU(»s auraiiMil découv<M't dans celte région des ateliers de fabric'ation.

Je veux (Mi(*ore faire une objection, au sujet de la chorographie du (Ininland généralemeni acc<^|)tée. CdU' chorographie re|)ose sur ridenlilication <le TEriksIjorcI ave<' rigalikofjoi'd, IVmilée sur la prélendue découverle de Drattahlid, l'habilation d'Kric le Rouge et de Leir, la btcalité d'où sont parties tant d'expéditions dont les sagas nous mil conservé h^s relalions. Sui* un monticule rocheux, élevé (h; 17) mètres au-<lessus de la plaine d'igaliko et présentant vers le nord-est un escar|)em(Mit haut do 2 mètres à '2'",, M), on trouve les soubassements d'une habitation, mesurant à l'extérieur une longueur de 1(5'", rn), une largeur de 0'",t) et une épaisseur de 1°,40. L'habitation est ap|uiyée sur uiu^ de s(»s faces contre le rocher, et de C(M*olé h» mur est remphu'é par l'escarpc^ment du monticule:

If

BRATTAIILin. 5i5

sur les trois aiitros côtés les miimilles sont formées (rénormes blocs de grès. La position de celte ruine au pied d'une paroi haute de 2'", 50 a conduit certaines personnes à TidcMitilier avec Tancien Brattahlid; elles supposent que ce nom, formé des vocaldes bratt et hlid, sifj^niiie « un escarpement rocheux ou une pente escarpée» (Rafn, Gr. h. Mindesm., III, p. S6S). Cette élymologie a été acceptée ensuite par tous les auteurs. i)v h» mot hlid, ou, comme on l'écrit maintenant, //, ou encoi'c» lid, ne désigne pas du tout un escarpement rocheux, mais une pente gazonnée ou couverte de bouquets d'arbres*. Jamais un Scandinave ou un Islandais n'a |)u avoir l'idée de désigner par le mot de Hraltahlid \uw partie qu(*lconque du petit monticule qui fait saillie au-ilessus de la |)laine d'Igaliko. Ainsi tomJMî le seul argument séiieux (jui* Ton ait invoqué pour prouver que ÏOsterIn/gd ail été silué sui* la côte occidentale du Gronland.

IjC fjord d'Igaliko passe pour un des |)lus inlén^ssanls du Gronland, non seulement à cause» de ces ruines nordiques, mais encore à cause de la belb^ végétation de ses rivis. Aux yeux <les indigènes, les prairies qui s'y tnujvent sont beaucoup plus curieuses que les vestiges des habitations des Kablunaks. AcUudIement on élève» dans cette localité (|uelques bestiaux et l'on y cultive ])lusi(Hirs arpents de terre, travaux qui sembliMil aux Kskimos aussi extraordinaires que la chasse à la baleine à un brave paysan suédois.

ilans Egede avait cîssayé d'introduire l'élevage du bétail au Gronland, et dans co but il voulait fonder plusieurs colcmies d'Kurojiéens sur les bords des grands fj<uds du Grôniand méiidional où abondent les pâturages. Cette tentative n'eut d'autre résultat que de faire élever quelques vaches dans les colonies du sud et d'établir un |)etit jardin près de l'habitation du gouverntîur. On m» s'occupa plus ensuite de cette question.

En 17S0 Fabricius, dans son célèbre ouvrage sur la faune du Grôniand (Fauna Grônlandica)^ déclare ne pouvoir afiirmer s'il

1. On lit dans le dictionnniro do Joiinson {Oldnordish Ordhorf, Coponliagiio, 1863) : (( hlid, pente de niontîij^nc couverle de bois ou de pàtiirages o. Ivar Aasen exjdiqiie dans son dictionnaire le mol lid par : « versant, pente, nolaninient de inonUignes converties de hois et de pâturages '>

r,i(> LA SKCONDK KXPÊDITION AT (.HÔNLANO.

exislo (Mir(>r(î dos honifs [Bas T^/wn/x) dans la irçrioii. En loul cas, apivs avoir <|uillô le scrvinMlc» la compa^jrnir en 1782» le premi(^r marchand installé à .Inlian(diaal), Anders Oison, se consacra à réh'vagi^ (In liélail. Dans ce hiil il s'élaldil d'al>(U"d près de celte colonie, [)nis |dns tard dans les ruines (riiahitations nordiques de rextréniilé supérieure du fjord (Plffaliko. (le sont ses descendants, pr(»s(|U(» coin|delenient « eskinioïsés », qui o<'cu|R»nl encore aujourd'hui celte localité i»t y élèvent <|uel(|ues tiesliaux. En dépit des nué<*s de moustiques, \rs animaux y vivent très hien pendant l'été; mais souv(»nt, durant l'hiver, ils y souflVimt l)eaucou|). Les Eskimos, n'ayant aucun esjiril de |)révoyance, ne font jamais de provisions pour h*s animaux qu'ils possèdent. i)v plus, au dire de M. Luizen, la race hovine se serait ahàtardie par suiti? du manque de crois(Mn<Mit. Knlin lis |»àtres indijrem^s n'ont aucune idw de la manieiu» dont doivent iHw traités l<»s produits de l'élevafre.

A [jraliko on cultive des pomnn^s de terre el des navets. Ces léf^umes sont }:i*os et de fort hmi };ortl, mais cotonneux et aqueux, la leire qui hîs produit étant ])rohahlem<»nl tro|> prasse ou mal fumée. Nous achetàmivs plusic^urs hoisseaux de ces |)ommcs de teri*e; je voulais <Mi |danl(M* o\\ Suèdt» pour voir comment tdles viendraient dans un climat |)lus chaud. [N'iidant l'hiver de 1884 elles im\ pmissé de ^rros hourp'ons <pii ont été mis en terre. Le* rendement a été ahondani ; le> (uImm*cuI(*s étaient «rros el fermes, et ils se sontcouscM'vés frais pendant un an, tandis <|U(^ <les |Munmes Ac terre provenant de |)ays du Midi étaient avariées.

Les holanisles recuc^illirenl à Ij^aliko de iu)uveaux matériaux pour TtMude de la llore du (ironland. Kn dépit des ])lus attentives rech<»rclies, les zo<do^istes ne <lécouvrii'<Mit (|u<» trois espèces de molluscpu's terrestres, un /V///^v^• un Vitrina et un Hélix, encore étîu<*nl-elles fort rari^s. (hi \\c recueillit qu<» (]uel(|ues es|M»ces de coléo]»lères, de papillons el divers insectes af)partenant à d'autnis onires. (.es he>liaux n'ont point, semhle-t-il, a|)porté ici quelquesuns <le <*es coléoptères dont les <'nlomolo«iisles dénnissent l'habitai en ces ternu»s : habitat in stercore borino. Dans la Norvegt» septentrionale, dont le climat est vraiscMohlahlenient analn^rue à celui du Grr»nland méri<lional, les coléoptères et les m<dlus({ues terrestres

FJORD D'IGALIKO. 349

sont représentés par un nombre d'espi^ces vl crimlividus beaucoup plus grand. On peut ccmdure de ce fait ((ue dans Kî Gronbuid méridional la période }(laciaire a i»ris lin de|)uis bien moins longtemps qu'en Norvège; celle observation jmhU permelln» de se rendn^ compte de la longueur dA la période nécessain» pour qu'une espèce afqïartenanl à une des formes animales les |)lus sédentaires puisse se développu' dans une nouvelle région.

Lorsque Tobscurilé nous eul tous obligés à rtMitrer à bord, la Sofia descendit le fjord pour revenir à Julianebaab, distanl de trenlc milles. La nuil était noir(% leclicnal peu connu., (4 les Eskimos guère habitués à piloltM* un navire. Vnv suite, nous <lùmes marchera vitesse réduite, el nous irarrivàmes <|ue le lendemain matin à la colonie.

Tandis que nous avancions au milieu de IVtroil cheual du fjord, nous vîmes tout ii coup en arrière! du naviii», à la surfac'e de la mer, une large bande lumineuse pai'l'ailement limitée. I.a nuil était fuofonde, l'air tranquille et la niei' absolument calnn;. (lette lueur avait un éclat lixe et était jaunâtre comme celhî qu'énuîttent les substances phosphorescentes. Quoique h) navire marcluU à une vitesse de quatre à six nœuds, celle lueur s'approcha rapidement de nous, et bientôt nous entoura ; à ce moment le bâtiment sembla naviguer sur une mer de feu ou de métal en fusion. Un instant après, celte bande lumineuse avait dépassé le navii'e, et disparaissait à l'horizon. Je n'eus malheureusement pas le temps de l'cîxaminer au speclroscope, ni de prendre un échantillon d'eau, avant que nous l'eussions perdue de vue. Cette lueur était complètement différente de la lumière bleuâtre qu'émettent les noctiluques; du i*este, au moment même de cette apparition on pouvait voir quelques-uns de ces animaux dans le sillage du navire. Si celle bande lumin(nise avait été produite par le passage d'un banc de poissons, la mer aurait été agitée; or ace moment sa surface était absolunniul unie; d'autre part, la phosphorescence produite par des poissons a une couleur bleuâtre et non pas jaunâtre comme la lueur* que nous avons apenjue. Les Eskimos attribuaient ce phénomène à une mince couche d'eau argileuse qui se trouve dans ces parages à la surface du fjord, et qui provient d'un torrent issu d'un glacier. Au moment de cette appa-

lilion, Ir ru'l r\i\\{ ronvnl i\c miîiiirs îism'Z r|);iis cl on irajK'rn'\;iil aiiruii liiinhciui (l*niii'ni'c horc'alr.

t( X(>> s;iv;nils iTonl \n\ r\\)\'n\ur:' ( f iiirioux plirnoinriu» », rcrit Ir ('(i|)ilitini' Nilssoii dans Ir journal dn honl, à la date du Ho aoùl.Jc suis d'îUT H d livre nrlrr rxcriirni iMpilaiiM», mais, à iiuli'i» drchariit», je dois di.f <|!rauvun ouvi;i-r m* inrniionni' un jilirnoiuoiK* s(»in- Idaldr, à moins qur ];i jucui' id»>rr\('u' à l^ialiko ne soit relie (|ne Ton voit dîm> \r< mrrs d<'^ lio(»i<|m's <'t que l(»s marins appidlenl « nier de lr.il ^^ ou «^ niri* (riiivcr '^ (voir (i. v. llojiuslawski, Ifantlhuch der OzcaïUiiiniiilûe^ vol. !, p. !7S). [N'ut-rlr<* est-ce* un pliénoinene du même ^^'ure qui s'<'sl |)i-oduit 'i AalJMirii. l)'a|K'è> le joiu'ual mu'véfrien Matureu (n" i. JNS^:, des llammi^ssrraienl a|)jmrues sur les vapues (jui hrisairnl ejuilre le îivjiije jurs de (•<»lle ville. l\?ul-eti'o aussi est-er une lurUi* imaloijur qu»' jjii-Lodin racmite avoir vue. (le héros eélèhrt^ dan<'riii>loir(' du <ironl:nid a ra|q)oi'té au roi llarald Si<rurdsson avoir rlé tt-moin d'un i'ail merveilleux, dée;il en ces termes jmr Itjorn «lolinsen* :

\a' rimnlandiiis L:<r-I.(>din rlnit nn linnnne sa^r et instruit. l'ii été il arriva du tlroidand a('roMi|)a:<:né de son neveu et rencontra le roi llarald Sigurdssnn qui se rendait alors aux îles du Sud avec Toste Tras|)jiit. le lils de (iodvin. A la demande du loi. Liir-Lodin lui eonta maintes histoires uierveillenseN. Troi>. notannnenl. |)arnrenl eurieuses à llarald Si«riu'dsson. Voiei la |M'eniière. > lii j<uu'. dil-IL à l'avant de mon navin*. la mer était rouverte dr I1anune<< si liantes qu'elle^ atteitmaienf le eiel: gràee au vent lavorahle. je pus traversiM* erllr iiande de l'en là où elle s'élevait le moins haut au-des>us de Tean. > (lounne preuve' à rappui de ce dire. Lig-Lodiu inonlra au roi que deux étoutrs de la voile avaient été hriilées.

Je nn'utionnerai eiucu'e une déetmverle importante qiu! nous rinu's dans eelh* ré'uion. Parmi les euiiosilés des environs de Juliaindiaah. M. Lut/en un' montra nn moict^au desvénite à sodalite semhIaMe h relie du Kani>erdluar>uk, (^1 |)rovenant (Kune im)nta}»ne sihu'r au sud-rsl du la<' Tasrisuak, voisin d<* la eidunie. A ma |)ril'rr, Nalhorsl visita rrlle loralilé(»l trouva des Idoes de celte

1. Aiili'iii' (l'iiii h'^iiiiu» lie lliHV■l^'^l(■^ >.i-:.is i'i'l;iliv('> :iii (irouJaiKl, ni «fraiicio jurlir [KM'diU'S :iiij(Minriiiii.

SVK.MTK A S01I.M.ITK. ôbl

roche coiHiniaiiL lio Iftiidialvlr^ (lîuis une imcu'iiiH! mixiiiiie (constituée partie l'ar^'ile. A Juliauuhaab ou uie ilonua éfralsiiienl uu troue d'arbre d'iiue lailie cxtraonlinaîn' [lour le rii-Onlaiid. Il mesurait uue largeui'de l"',riOot un diamèliedi! 0'",:21. U's couehes ligueuses concentriques perinetlaieul de iixer à 7ù>i ;ius IVijîe de celte tijie. Cet

arbre avait iHé trouvé sur les rives d'une des branches rlu fjord qui pénètrent loin dauî^ l'inLérieur des terres.

Le '20 août de grand malin, la .S'o/îa quitta Juliauehiiab. N'ayant pu me procurer dans cetle citlonie l'inlerprète désiré, je résolus, avant de nie diriger vei's la côte uricnlale, de icliUdier à Fi'cdel'iksdal, espérant décider un des missionnaires de h) confi-érie des Fi-èrcs Moraves à nous suivre eu cette qualité. A dix heui-es du malin environ, nous passAmes, par un temps magiiillque, dt-vaiil un haut promontoire que ceitains auteurs ont ideulilié à tort avec le Hvarf, si souvent m<!nlionné dans les sagas istandaîses. Nous nous anvtàmes quehjuc temps devaiit ce cap, poui- pennetire au photo-

T^b"! LA SKCONDK KXl'ÉDITION AU GRÙNLANl). t

gi'ajihe (1\mi i)ren(lre une vue», et pour exécuter des sondages el des (Ira^^iiges. Jusqu(»-là nous avions trouvé de nombreux ishergs; plus loin nous renconi rames, non senlement des glaçons provenant des glaciers, mais encore de la glace de mer, ce qui n'était pas un 1res hon j»résage pour le succès île Texpédition projtîtée sur la côte orientale. (^es glaces n'opposèient aucun obstacle à notre marcke, et à trois luiures et demie de l'après-midi nous mouillâmes devant Fredcliksdal. Un navire eurofiéen n'avait jamais ancré dansée port, à ce que nous dirent les missionnair(»s. (]e fait permet de se rendre compte de la gi'ande quantité de glaces qui s'accumule autour de la pointe méridionale du (Ironland: en effet le [lort de Frederiksdal est très hon et est situé piès du cap Farewell, dans des parages où, pour se mettre à l'abri des tempêtes soudaines et terribles, chaque marin doit désirer trouver à {)roximilé un port de refuge.

Page 1