PORT DU ROI-OSCAR
Calamagrostis hyperborea Lge.
Agrostis rubra L.
i4tra alpina L.
Trisetum subspicatum (L.) Beadv.
Festuca rubra L., /*. pascua A.nds.
» )) /*. alpina Pari..
» 02;ma L.
)) » V. vivipara L.
Glyceria marilima (Huds.) Wkg, v. arenana Fr.
» vilfoidea (Anos.) Th. Fr.
Catabrosa algida (Sol.) Fr.
Poa pralensis L.
» nemoralis L., v. glaiicantha Bl.
)) alpina L.
» flexnosa VViNC.
» laximcula (Bl.) Lge.
Asplenium viride Huds. Aspidium Lonchitis (L.) S\v.
Cyslopleris fragilis (L.) Ber?(ii.
Boirychium Lunaria (L.) Sw.
Lycopodium alpinum L.
» Selago L., /*. alpeslris A.
Berlin.
En plusieurs endroits du rivage, sur l'emplacement de flaques d'eau desséchées, entre les pierres qui en couvraient le fond, nous trouvâmes le Subularia aquatica. Sous les cailloux, un petit coléoptère du genre Hydroporm était très abondant ; chaque petite pierre en abritait une dizaine d'exemplaires. Je cite ce fait, car c'est le seul coléoptère que j'aie trouvé en grande quantité pendant mes nombreux voyages dans les régions arctiques.
Un de nos chasseurs crut reconnaître des pistes de renne, mais nous ne découvrîmes aucune trace de bœuf musqué, non plus que d'ours blanc et de morse. Nous n'aperçûmes également qu'un petit nombre de phoques. Deux lagopèdes seulement lurent tués par nos chasseurs.
Je regrettai vivement l'absence d'Eskimos, car ils m'auraient certainement donné d'importants renseignements sur la population et sur l'aspect du pays. J'aurais peut-être pu, grâce à eux, résoudre la question si controversée de la position des anciennes colonies Scandinaves.
Dans la matinée du 5, le docteur Naihorsi, le capitaine Nilsson et le pasteur Brodbeck partirent à la recherche d'indigènes. Ils allèrent en canot explorer Tintérieur du Qord, mais ils ne rencontrèrent aucun Eskimo. Ils trouvèrent seulement d'anciennes habitations, des cercles de pierres dont les indigènes entourent leurs tentes, et des débris d'engins de chasse et de pêche.
Ne pouvant ni entrer en communication avec des habitants, ni pénétrer dans l'intérieur des terres, je fis lever l'ancre le lendemain pour continuer notre route. Je voulais, si c'était possible, visiter le grand fjord dont les rives étaient, disait-on, habitées par une nombreuse population, et qui, d'après les renseignements donnés par les indigènes de la côte orientale au lieutenant Holm et au pasteur Brodbeck, serait situé un peu au nord du cap Dan. Deux matelots qui, avant de partir, étaient allés observer l'état de la glace du haut des montagnes voisines, avaient reconnu que la banquise était maintenant moins épaisse qu'auparavant. Sur la lisière du pack nous trouvâmes en effet les glaces d'abord moins compactes; mais, ne pouvant retrouver du haut du mât peu élevé de la Sofia la direction que du sommet de la montagne on avait reconnue la meilleure, nous nous trouvâmes bientôt au milieu de drifis très épais. Nous courûmes surtout des dangers aux environs de Viskantj oh les glaçons, serrés les uns contre les autres, étaient soulevés par une forte houle. La traversée de ces drifia en mouvement, qui se brisaient en se choquant, me parut une entreprise hasardeuse, et pourtant il fallait la tenter, si nous ne voulions pas être exposés à hiverner ou à essayer la traversée de la banquise dans des conditions encore plus mauvaises. Heureusement la zone où les glaces étaient agitées par la houle était très étroite. Quelque difficile qu'elle parût, l'entreprise réussit, heureusement sans grands dommages pour le navire. A bâbord, la muraille supérieure du pont fut endommagée, et en différents endroits la peinture de la coque fut éraflée.
Après être sortis de la banquise, nous fîmes route au nord le long de Vùkant pour doubler un banc de glaces faisant saillie vers le sud autour du cap Dan. La plus grande partie de la journée fut employée à contourner ce champ. Dans la nuit, l'obscurité nous obligea à ne