Grônlandi historiske Mindegmœrkery IH, p
2. Les caries de Donis et de Ziegler sont reproduites dans le Voyage de la Vega autour de l^Asie et de F Europe, vol. 1, librairie Uachette. Dans ce volume (p. 46 et 48) sont indiqués les titres complets de ces deux ouvrages. Différents renseignements sur le Grôniand et ses habitants se trouvent dans le livre rare d'Olaus Magnus: Opéra brève, etc., Venetia, 1539. (Voir Studier och Forgkningar, p. 54.)
3. Le bruit que les drifis amoncelés contre la côte produisent en glissant les uns sur les autres a peut-être donné naissance :i ces légendes. Pendant notre hivernage dans la Mosselbay, en 1872-1873, nous eûmes souvent occasion de les entendre. Ces grincements ressemblent, à s*y méprendre, à des cris que pousserait un homme en détresse; même celui qui en connaît l'origine ne peut s*empêcher de courir pour répondre à Tappel qu'il croit entendre.
j*ai vu deux embarcations de ce genre suspendues, au-dessus de la porte ouest, à l'intérieur de la cathédrale d'Oslo, di»diée au bienheureux Halvard. Le roi llâkonS lors de son expédition sur les cotes du Grônland, s'était, disait-on, emparé de ces canots, dont les écpiipages voulaient sans doute couler sa flotte. Les indigènes de cette région se procurent un butin considérable en faisant sombrer les navires, comme je l'ai rapporté plus haut.
Il n'y a aucun doute que les embarcations dont parle Olaus Magnus ne soient les kayaks grônlandais, mais il n'est guère pix)bable que ces canots aient été jamais employés comme navires 5 éperon.
La l'elation du voyage des frères Zeni (imprimée pour la première fois à Venise en 1558) contient une excellente description du kayak gronlandais. Ce passage n'est emprunté ni à Olaus Magnus ni à quelque autre document ancien connu de nous; il est donc probable que les navigateurs vénitiens ou que l'auteur de la relation de leur voyage ont été en relations avec les Ëskimos vers la fin du quatorzième siècle.
Peu de temps après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, l'Angleterre envoya des expéditions pour découvrir au nord du Nouveau Monde une route vers les Indes, et le Danemark expédia des navires dans l'océan Glacial pour retrouver les anciennes colonies Scandinaves du Grônland. Un grand nombre de ces expéditions entrèrent en rapport avec les Eskimos, mais ces relations ne furent rien moins qu'amicales. La plupart des entrevues des Européens avec les indigènes se terminèrent par le meurtre ou par la capture de quelques naturels. Les malheureux faits prisonniers étaient embarqués à bord des navires pour être montrés en Europe comme des bêtes curieuses.
Les premiers Eskimos qu'aient vus les Européens furent ramenés par Sébastien Cabot en 1498. Ilakiuyt {The principael navigationSj etc., l"* édition, p. 515) donne sur cet événement les renseignements suivants, qu'il a empruntés à une chronique manuscrite de Robert Fabian :