‹ La seconde jeunesse: comédie en quatre actes et en proseChapitre 11 sur 88 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LIRMÂY.

Là^ tu le vois... Pourquoi nierais- tu?...

ROLAND

Penh!... Je ne nie pas. (Modestement.) Eh bien ! oui... j'ai... une petite liaison.

ROBERT

Si elle est petite.

LIRMAY.

Il est encore farouche^ mais je Tai livré à de bonnes âmes qui le forment, qui le font dîner^ souper en compagnie aimable.

C'est pourtant vrai!... J'ai soupe cette nuit aux Frères-Provençaux. . . avec des demoiselles d'Opéra 1 ... Quel monde ! ... ça fait frémir!... Je m'amuse... beaucoup, mais... je frémis!

ROBERT

Pour rassurer votre conscience.

LIRMAY.

Seulement, prends garde, mon cher. Coralie est une fine mouche... fine... à passer par le trou de la serrure d'une caisse et à s'y installer.

'ROLAND

Oh! quant à cela, je suis malin!... je suis de Marseille!

LIRMAY.

Oui, mais Coralie est de Paris.

ROLAND, avec candeur.

Ah ! tu te trompes bien. C'est une bonne petite fille très-simple...

LIRMAY.

Innocent ! . . . Je la connais.

22 LA SECONDE JEUHESSE

ROLAND

MaiSj moi aussi !

LIRMAY.

Mais... je la connais... mieux que toi.

ROLAND, se fâchant.

Comment, mieux que moi? mieux que moi.?... Tu m'ennuies! Pourquoi donc ne la conraîtrais-jepas... autant que toi?

ROBERT, d'un ton dé conciliation comique.

Allons, allons, vous la connaissez bien tous les deux.

LIRMAY, à Roland.

Ne fe fâche pas!... Chull... voici des oreilles chastes!

(Entrent Anna, Georges et madame de Lirmay.)

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