‹ La seconde jeunesse: comédie en quatre actes et en proseChapitre 16 sur 88 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LIRMAY, GEORGES.

♦LIRMAY.

Ah çà I maintenant que ta mère est partie^ quelle diable d'idée te passe par la cervelle?... Il y a quelque amourette sous jeu^ hein ?... quelque oiseau voyageur que tu veux suivre à Madrid ?

GEORGES

Non, père, non.

Hum I...

Je te le jure.

LIRMAY.

GEORGES

LIRMAY.

Mais, voyons, est-ce que tu me prends pour un père capucin ?... Que diable ! je suis ton ami 1 je veux être ton camarade. Crois-tu que je sois si loin de mes vingt ans que je ne sache plus être indulgent?— Si tu as fait quelque sottise, je t'aiderai à la cacher à ta mère, qui s'en inquiéterait... As-tu besoin d'argent ?

GEORGES

Non, je t'assure, et...

LIRMAY.

Mon cher, je ne veux pas que tu me craignes, je veux que tu m'aimes, tiens-le-toi pour dit. Je ne saurais t'imposer la sagesse... mais je puis régler tes folies. Ayons donc confiance l'un dans l'autre. Je suis assez jeune pour te com-

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