SCÈNE VII
Les Mêmes, ROBERT, DUPRAT.
ROBERT, dans la coalisse.
Gomment, c'est toi ? le plus parfaitdes notaires, (ils entrent.) Quel bon vent te pousse vers nos rives?... Est-ce que tu viens marier une rosière ?
DLPRAT.
J'avais affaire à Ville-d'Avray, et...
ROBERT, déposant la brassée de fleurs quMI apporte.
C'est cela, excuse-toi de ta politesse!... Alors, tu viens nous voir par correspondance... Merci.
LIRMAY.
De toutes façons soyez le bienvenu, mon cher Duprat, et laissez moi remercier le hasard qui vous amène un jour de fête... (A demi-Yoix.) Avez-vous à me parler?
DUPRAT
Non, monsieur; je vous fais une visite...
LIRMAY.
Ahl merci.— Vous remettrez à demain les affaires sérieuses... Nous vous gardons, n'est-ce pas ?
Mille grâces, monsieur, mais j'ai un rendez-vous à Paris. Je suis entré pour causer quelques instants avec Robert, en attendant le prochain convoi.
LIRMAY.
Vous êtes trop de nos amis pour que j'insiste, et j'ai trop souvent fait mon profit de votre zèle pour en vouloir priver les autres. Excusez-moi de vous quitter... ces dames nous attendent...
DUPRAT
Monsieur...
ROBERT
Elles sont sous la charmille.
LIRMAY.
Bien. (A Duprat.) Vous n'avez rien de nouveau pour mon procès Chavart?
DUPRAT
Rien. J'ai reçu ce malin une lettre de votre avocat de Bordeaux ; c'est toujours demain que l'affaire se plaide , vous le savez déjà. Il est certain, du reste, que vous gagnerez....
LIRMAY.
Merci. A bientôt 1 Soyez moins rare! (A Georges.) Allons, viens, Georges.