SCÈNE V RENÉE, ROBERT
ROBERT, à Clara. ^
Merci, mademoiselle, (a part.) Oh 1 oh ! le nid de la tOUr^ ^«relle est soyeux!... gaillard de beau-père! (a Renée qui ** entre.) Ah! madame 1
RENÉE, saluant.
Monsieur !
ROBERT, à part.
Parbleu... Toiseau vaut le nid !
RENÉE
Vous avez désiré me voir, monsieur.
ROBERT
Oui, madame, et pardonnez-moi de me présenter à vous sans avoir décliné mon nom... vous êtes une femme d'esprit, cela est connu... inoi, j'ai osé compter sur votre indulgence.
RENÉE
Mon indulgence ne peut vous être acquise, monsieur^ que lorsque j'aurai compris ce mystère... car je ne vous connais pas.
ROBERT
C'est ce qui m'excuse, madame ; n'étant pas cbnnu dé
VOUS, j'aurais pu usurper tous les noms... Je ne suis pas un amoureux^ rassurez-vous .. Pourtant... je viens faire près de vous une démarche... romanesque.
RENÉE, froiaement.
Romanesque, monsieur? le romanesque est rare par le temps oii nous vivons, et, vous ravOuerai-je?.. je ne l'aime que dans les romans ou dans les comédies.
ROBERT
Ma foi, madame... qu'à cela ne tienne, c'est précisément le sujet d'une «comédie qui m'amène.
RENÉE
Une comédie ?
ROBERT
Au premier abord, j'avoue que cela peut vous paraître étrange... mais n'y accepteriez-vous pas un rôle, pour arcomplir une bonne action?... et je suis sûr que mon roman vous intéresserait... si vous me faisiez la grâce de m'écouter.
RENÉE, lui inoiitranl un siège.
' Enfin, monsieur, puisqu'il s'agit, dites-vous, d'une bonne action... parlez, je vous écoute.
ROBERT, s'asseyanl.
Surtout, écoutez-moi avec bienveillance, madame... Je ne suis pas littérateur, je n'ai pas l'art de conduire une scène à travers des péripéties heureuses, le dénoûment me manque... mais il vous sera facile à trouver, car, s'il demande de l'esprit... il demande surtout une âme élevée.
RENÉE
Vous me flattez; je vous pardonne pour ne point vous interrompre, car j'ai hâte de comprendre...