‹ La seconde jeunesse: comédie en quatre actes et en proseChapitre 55 sur 88 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

ignore et... qui pourrait^ peut-ôtre, lui créer un grand

danger.

LIRMAY.

Lequel ?

MADAME DE LIRMAY.

Eh bien!... sais-tu pourquoi revenait Julien?

LIRMAY.

Pourquoi?

MADAME DE LIRMAY.

11 adore sa cousine.

LIRMAY.

Lui?

Oui... et il accourait tout joyeux avec Tespoir de l'épouser.

LIRMAY,

Ah! c'est impossible t

MADAME DE LIRMAY.

Il me Ta dit lui-môme^

LIRMAY.

Elle accepterait ce mariage?

MADAME DE LIRMAt.

Non... elle n'oserait le tromper.

LIRMAY^ avec amerlume et s*oub]iant.

Pourquoi pas?... Julien l'aime..; il est ricbe^..

MADAME DE LIRMAY.

Mon ami... tues sévère... Nous sommes tenus à l'indulgence, nous... qui devions la protéger.

LIRMAY.

Que dIs-tu ?

MADAME DE LIRMAY, avec austérité.

Le malheur fait commettre bien des fautes; la situation abandonnée de jcette pauvre fille aurait dû la faire respecter... et ce n'est peut-être pas sur eltè que le monde ferait retomber sa sévérité.

LIRMAY.

Tu la défends?

MADAME DE LIRMAY.

J'ai pitié d'elle; le plus coupable^ mon ami, c'est celui qui l'a perdue et ..elle paye chèrement le crime d'un autre.

LIRMAY, avec trouble.

Oui, ce n'est pas elle qu'on accuserait... mais laissons ce sujet... Au fait, cela ne nous regarde pas.

MADAME DE LIRMAY.

Cest vrai... mais... j'ai voulu te prévenir dos sentiments de monsieur de Nareuil, pour que tu dises... à Roland... qu'il devrait s'éloigner de Paris.

LIRMAY, rinterrogcant du regard avec inquiétude. Ah!

MADAME DE LIRMAY.

Pardonne-moi d'avoir abordé ce sujet... mais... je tremble... pour lui...

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