‹ La seconde jeunesse: comédie en quatre actes et en proseChapitre 54 sur 88 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

LIRMAt.

MADAME DE LIRMAY.

Nos enfants vont finir la saison à fienncj... Allons parser un mois avec eux.

LIRMAY.

Un mois à Rennes! mais^ mon amie... cela m'est dlfficilti.

MADAME DE LIRMAY.

J'ai promis d'y aller... ne me refuse pas, je t'en prie.

LIRMAY.

Eh bien t pars avec ta fille... j'irai... mais plus tard.

MADAME DE LIRMAY<

Je serais inquiète de te laisser à Paris. Tu sais combien je suis exagérée dans mes craintes... loin de toi, je rêve mille accidents...

LIRMAY.

J'ai besoin de quelques jours... pour terminer une affaire.

Quelle affaire ?

LIRMAY.

Rien d'inquiétant... Une affaire d'argent.

MADAME DE LIRMAY.

Charge quelqu'un de la terminer.

LIRMAY.

Non, cela ne se peut pas.

MADAME DE LIRMAY.

Est-ce l'argent qui te manque... demande ce qu'il te faut à ton notaire.

LIRMAY.

Ce serait trop long.

MADAME DE LIRMAY.

Ce voyage, avec les enfants, eût été charmant. C'est une si grande fête pour eux que d'avoir leur père î Mais j'y songe... que ne pries-tu Roland de tfprêter pour quelques jours...

LIRMAY.

Roland?... Ohl non... j*aimerais Qiieux ne pas m'adresser à lui.

MADAME DE LIRMAY.

Il serait enchanté de te rendre ce service.

Enfin, ne t'inquiète pas... si j'ai besoin de lui, je verrai...

MADAME DE LIRMAY.

Allons, tu sais mieux que moi ce qui convient, (un silence.) Mais... dis donc... à propos de Roland... j'ai peur qu'il ne soit menacé en ce moment dans son repos.

LIRMAY.

Comment cela?

MADAME DE LIRM AY, avec une grande hési talion .

Avant-hier j'ai à peine eu le temps de te dire quelques mots de la visite de... monsieur de Nareuii. Je crois... qu'il faudrait que... Roland fût prévenu d'une circonstance qu'il

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