‹ La seconde jeunesse du roi HenriChapitre 28 sur 28 · I.afliu n'insista pas et se laissa entraîner · texte numérisé non relu

I.afliu n'insista pas et se laissa entraîner

Galaor criait :

— Place I place !

Et la foule s’ouvrait devant lui, ut ils arrivèrent ainsi jusqu'au bord de la rivière.

— Monsieur, dit alors Galaor, ne cherchez pas des jeux voire escorte : vous n’avez plus de gardes du corps. Ne cherchez pas davantage votre ami Réuué; je l'ai tué hier soir, comme je vais vous luer.

Et il mit l’épée à la main.

Laflin jeta un cri de rage.

Il aimait Rënazé comme sou fils.

— Tu mens! s'écriât-il, tu mens! Hénazé n'est point mort...

— Je suis sûr que je l’ai U»é, répondit Galaor en lui |M>rtant la pointe de son épée au visage.

Laflin, forcé de se défendre, mit üamhcrge au vent.

— Madeleine est entrée en religion hier soir, dit Galaor. Je veux que vous soyez renseigné en partant pour l'autre monde. Elle Vuirmil toujours.

El il sc rua sur lui avec fureur.

Laflin élait une line lame; il s»; battit longtemps, avec fureur, avec désespoir.

Mais l'épée de Galaor ILimboyait comme celle de l'archange vengeur, et Laflin, épouvanté, rompit tout à coup, et il se trouva les pieds dans l’eau.

— Comme le feu, l’eau purifie ! dit Galaor.

Et il se fendit.

Son épée disparut tout entière dans lu poitrine de Laflin, qui jeta un cri suprême et tomba à la renverse dons la Seine. . .

Et la Seine emporta le cadavre.

— Ah ! murmura Galaor en remettant son épée sanglante au fourreau, si j’avais tué cet homme trois mois plus tôt, lo pauvre maréchal vivrait encoro !...

Et Galaor s’en retourna tristement au Louvre. •

Lui seul, peut-être, savait combien peu avait été coupable ce grand homme de guerre qu’on appflail Charles de Gontaut, banni de Biron, pair et maréchal de France, et l’un des premiers compagnons du roi Henri!...

Pan». — Typ. Rougo frères. Du non et Fresoé, ma du Four- Saïul Gonuain, 43.

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