RON
sent, la température repasse à 38,5, on renforce à nouveau la thé-
rapeutique.
— le 24/5 END: 0110-00.
— le 31/5 - V.S.: 15-34, s’accompagnant d’une température à peine subfébrile.
— le 11/6 NAS 03-20,
— le 17/6 = V.S.: 2-80.
— le 28/6 VS. 5-13.
Le malade sort le 2 août, son souffle systolique ayant disparu.
Deux V.S. à retenir de cette observation, semble-t-il. Celle du 14/5 à 9-47, suivant la diminution du traitement hormonal. Phénomène déjà vu, mais les deux chiffres par rapport à ceux de la V.S. précédente (3-14) accusent une augmentation sensiblement proportionnelle. Non moins paradoxale semble être la V.S. du 31/5 à 15-34, où l’augmentation touche surtout le premier chiffre, malgré une température à 37,5. Reprise du processus rhumatismal ? Infection surajoutée ? Le contexte clinique confirme de toute façon l’amélioration.
OBSERVATION x° V
Madame L.….. Germaine, 23 ans.
Entrée dans le service le 24 septembre 1951 pour une récidive de rhumatisme articulaire aigu, avec atteinte cardiaque probable, Dans les antécédents, on trouve une première crise à 10 ans, puis une scarlatine à 17, se compliquant d’arthralgies généralisées. Trois ans après, en 1948, nouvel accès de même type avec séjour de deux mois au lit. On avait constaté alors l'apparition d’un souffle cardiaque non défini. Depuis, la malade se plaint de dyspnée d'effort, de palpitations et d’algies précordiales,
L’affection actuelle a débuté il y a cinq jours par lapparition d’arthropathies multiples et typiquement inflammatoires.
__ A l'entrée : Les douleurs articulaires ont cédé, mais la température est encore à 39,6, et à l'examen, on constate : au poumon : un épanchement en galette à la base droite; au cœur : un souffle systolique en jet de vapeur, peu intense, perçu à la pointe et dans
l’aisselle, Pas de signes de rétrécissement mitral; à la base, petit frémissement systolique et un souffle systolique discret irradiant vers les vaisseaux du cou. S'agit-il d'insuffisance mitrale associée à un rétrécissement aortique ? On note des nodosités de Meynet aux coudes et aux poignets.
— le 24/ 9/51 - V.S, : 60-78, mais une numération globulaire pratiquée à ce moment montre une anémie à 2.900.000 G.R.
— Je 27/ 9/51 - V.S.: 55-85. On a mis la malade à l'ACTH intra-musculaire et au gentisate avec bilan quotidien de surveillance.
tue 57/10 - V,.S.: 35-52. La température a cédé.
— le 13/10 - V.S.: 7-37. Tous les signes ont disparu, de même que les signes cardiaques, Ç
— le 18/10 = V.S.: 5-25.
La malade sort le 27 octobre après contrôle électro-cardio-graphique.
Il s’agit ici d’un rhumatisme articulaire aigu récidivant typique. On doit certainement donner à l’anémie et à l’atteinte de l’état général une très large part dans l’énormité d’une V.S. à 60-78. La deuxième V.S. montre une dissociation des deux chiffres, puisque le premier s’abaisse et le second s'élève. L’évolution ensuite suit le cours habituel.
OBSERVATION x° Vi
Madame C... Clorinda, 34 ans.
Entrée le 12 mars 1932 pour crise de rhumatisme articulaire aigu, L'apparition brutale de douleurs dans les genoux remonte à deux mois. Arthropathies de type inflammatoire et à localisations multiples aux coudes, aux épaules et aux mains.
A l'entrée : les genoux sont légèrement empâtés. Encore quelques douleurs aux épaules et aux mains,
— le 12/3/52 - V.S. : 25-53, La température est subfébrile, On note une anémie à 3.300.000 G. R. Un traitement à 12 grammes de gentisate per os plus 2 grammes intra-veineux, poursuivi pendant deux semaines, n’a d’action nette ni sur la température, ni sur les arthralgies. Cependant,
One
— le 20/3 - V.S.: 12-37, On arrête la thérapeutique salicylée, et on met la malade à 125 milligrammes de cortisone.
— le 2/4 - V.S.: 5-20. L’apyrexie est totale,
— le 16/4 REV: 5.107187
La malade sort le 19 avril 1952,
L’anémie, ici à 3.300.000 G.R. a une influence bien moindre sur la V.S. que dans l'observation précédente. Sans doute fallait-il dans celle-là en rendre responsables les atteintes pulmonaires et cardiaques surajoutées. Quoi qu’il en soit, la V.S. passe de 25-53 à 12-37 puis à 5-20, enfin à 1-8 à la convalescence. Le phénomène est ici parfaitement schématique.