‹ La Sedimentation Globulaire Du Premier Quart D'Heure Au Cours De La Maladie De BouillaudChapitre 20 sur 21 · LAN · texte numérisé non relu

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récidive ? BARBIER affirme qu’une sédimentation physiologique est un signe nécessaire et suffisant de guérison de la crise, mais que la maladie peut parfaitement rechuter au lendemain d’une V.S. normale. De cet apparent paradoxe, nous trouvons la confirmation schématique dans quatre de nos observations. Nous avons eu, sur nos 14 malades, 4 rechutes dans le service et 2 récidives à plus lointaine échéance. Dans les trois premières observations rapportées, nous avons l’impression que le traitement spécifique est pour beaucoup dans la normalisation de cette sédimentation, qu’il inhibe en quelque sorte le processus infectieux, sans l’avoir fait disparaître, puisque l’arrêt de cette thérapeutique fait s'élever à nouveau sédimentation et température. Rechutes moins spectaculaires que latteinte initiale, bien sûr, mais qui obligent néanmoins à de nouvelles doses de salicylate. Et, pour le pire comme pour le meilleur, le chiffre du premier quart d'heure s’élève comparativement plus que le chiffre horaire. L’observation XII est à ce sujet particulièrement instructive. Après un retour très rapide de la V.S. à la normale (1-10, trois semaines après le clocher fébrile initial), se produira une rechute qui la fera repasser à 10-35. Les moyennes des V.S. de nos quatre rechutes s’établissent comme suit :

— V.S. ayant précédé la rechute ...... 0-8 ANS lors delà rechute ner rer 6-26 NS. suivant la TECRUIC NE 1-19

Or de telles rechutes se font à bas bruit, ne se traduisant cliniquement — et encore pas toujours -— que par une très vague reprise des manifestations articulaires, une température atteignant rarement 38; on comprendra donc toute l’importance de cette vitesse de sédimentation pour suivre l’évolution d’un rhumatisme articulaire aigu. Il

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semble bien en effet que l'intérêt de cette épreuve soit résumé par la formule de BARBIER : V.S.— indicateur de pente. Dans une maladie où tout est imprévisible, sauf le constant parallélisme entre l’évolution et les sédimentations globulaires, nous ne devrons rien négliger pour exagérer les nuances de cette pente, et c’est dans ce sens que le chiffre du premier quart d'heure trouve toute son utilité.

Il semble donc bien qu’il faille voir dans l’évolution du phénomène une confirmation de ce que le Professeur JOSSERAND ne cesse de répéter depuis 10 ans, que la sédimentation horaire traduit le retentissement d’une infection sur l’organisme malade, alors que le chiffre du premier quart d'heure est un test beaucoup plus sensible de l'intensité de cette infection.

« Jadis, on a cru que la température était le fait de trop de maladies pour que le thermomètre puisse garder son utilité, puis on s’est aperçu que chaque maladie avait sa courbe thermique propre » (BARBIER).

L’élévation de la vitesse de sédimentation dans la maladie de Bouillaud est certainement plus caractéristique que celle de la température. Et, alors que la température est depuis longtemps disparue, la vitesse de sédimentation est toujours là pour dire ce qui reste du processus infectieur, et dicter au praticien la conduite à suivre.

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