‹ La Seine (volume 2)Chapitre 66 sur 74 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

Je crois que le lecteur me saura gré de la publication de ce catalogue, qui est entièrement inédit.

Il se rattache à cet ouvrage, d'abord par le caractère essentiellement parisien de la faune (jui y est décrite, et aussi par les conclusions auxquelles l'auteur a été conduit.

« Les couches diluviennes où les débris de ces mollusques ont été recueillis, dit notre « savant parent et ami, ne sont pas des terrains de transport dus à de violents courants, «ainsi que quelques personnes l'ont pensé, mais sont simplement les dépôts naturels d'un «grand cours d'eau.

«Le climat de notre pays devait être plus froid et surtout beaucoup plus humide

«Son cours (de la Seine) n'était pas torrentiel, mais était, au contraire, plein et con- «tinu, avec une vitesse moyenne peu supérieure à celle du fleuve actuel lors des crues « hivernales.

«En hiver, le froid n'était pas d'une très grande intensité; en été, la chaleur, sauf de

«bien rares exceptions, ne devait pas être non plus bien forte Les saisons passaient

« de l'une à l'autre d'une manière insensible »

Ces conclusions sont exactement les miennes. Nous avons donc été conduits, M. Bourguignat et moi, aux mêmes résultats, par l'étude du régime de l'ancienne Seine, et par celle des mollusques lluviatiles et terrestres qui habitaient Paris à cette époque.

M. Bourguignal termine sa note par quelques considérations sur l'époque glaciaire.

Il pense qu'il y a eu plusieurs époques glaciaires dues à diverses causes, dont l'une, l'effet de la précession des équinoxes, a déjà été signalée par Adhémar et est admise aujourd'hui par plusieurs géologues.

Il y aurait eu «une terrible période glaciaire qui, au commencement de cette époque, «aurait recouvert l'Europe presque tout entière d'un manteau de glace.-)

à LA SEINE.

C'est la première époque glaciaire de MM. Julien et Dausse, dont il a été question dans l'Introduction (pages lxxx et lxxxi).

Après le retrait de ces grands glaciers, le climat de l'époque quaternaire aurait été alternativement froid, tiède et humide.

Je n'ai point à me prononcer sur ce système, qui ne modifie en rien les conclusions de l'étude monographique qui précède.

M. Bourguignat. tout en reconnaissant que les terrains de transport du bassin de la Seine sont fluviatiles, leur a conservé le nom de diluvium, adopté jusqu'à ce jour.

Il suffit de signaler le fait au lecteur. Ce nom de diluvium s'applique aux terrains de transport que j'ai désignés sous les noms de gravier de fond, alluvion, limon des débordements.

E. BELGRAND

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