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CHAPITRE PREMIER

La surface du bassin de la Seine a e'té balayée par de grands courants d'eau. — Restes d'anciennes vallées. — Les sables de Fontainebleau, les calcaires de Beauce, et peut-être d'autres terrains plus modernes, couvraient autrefois une grande partie de ce bassin. — Régime des eaux dans ces temps anciens.

1. Pendant la longue suite de siècles qu'a exigée la formation des terrains se- La surface dimentaires du bassin de la Seine, l'orographie de ce bassin était entièrement différente de ce qu'elle est aujourd'hui. ' ,r

1 " ilts courants

Je me propose de démontrer, dans cette première partie, qu'en effet, entre R<^s

l'époque miocène et l'origine de l'époque quaternaire, des courants diluviens ont rasé toutes les montagnes de ce bassin. C'est à ces courants que les plateaux du Gâtinais, de la Brie, de la Beauce, que les grandes dénudations de l'Auxois, de la Champagne, etc., doivent leur physionomie actuelle; il n'est pas une de ces contrées où l'on ne trouve des témoins du terrain détruit. Il est visible partout que les derniers feuillets sédimentaires de la surface du sol ont été emportés par les eaux; toutes les vallées, grandes et petites, ont été creusées ou du moins fortement modifiées par le même phénomène.

L\ Seine. i

lu bassin de la Seine a été rasée

des courants diluviens.

Restes

1 an ii ni" - '

3i3m Sommet des vignes de Rouvres

I uviron 23o mètres.

Girolles

Enviiou ab'o mètres.

5ermizcllc«.

La Cure, environ i3g mètres .

Escarpement Rive gauche ,

environ 209 mètres

A peine trouve-t-on, à l'aval du Morvan, quelques traces des vallées qui existaient à la fin de l'époque tertiaire.

Le diagramme ci-contre donne la coupe de deux de ces vallées, ABC, CDE, qui se trouvent entre l'Yonne et la Cure, à une assez grande hauteur au-dessus du thalweg de ces deux rivières.

Ce sont, comme on le voit, d'anciennes vallées, creusées dans les calcaires oolithiques, au milieu desquelles une mer tertiaire (l) a formé des dépôts argilo-sablonneux. Le terrain est entièrement différent des dépôts quaternaires de cette partie, du bassin. Le sable, qui passe souvent à l'état de grès, est fin comme celui de Fontainebleau , et jamais grenu comme celui du terrain de transport; la bruyère, les fougères, le genêt, qui y croissent en abondance dans les parties incultes, ne se remarquent jamais sur les terrains oolithiques voisins.

Ce dépôt tertiaire prouve que ces

vallées sont antéquaternaires ; elles

recevaient autrefois les eaux du Mor-

g jT van, en se rapprochant beaucoup de

la direction actuelle de la vallée de la

Cure, mais à un niveau plus élevé.

On peut suivre, en effet (planche

§L=1 n° 1), les traces de ces sables depuis

, j | \ la montagne du Gros-Mont, entre Vé-

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