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CHAPITRE III

Creusement des vallées dans une orientation quelconque; — dans les terrains mous; — dans les terrains durs, granitiques et jurassiques. — La disposition des tournants est la même que dans les cours d'eau ordinaires. — Arène, terrain de transport diluvien dépose sur la pente des coteaux convexes. — Violence des courants dans les valle'es de la Brie, notamment sur le trace' de l'aqueduc de la Dhuis.

7. Quoique beaucoup de vallées du bassin de la Seine soient généralement l, ,„0li

orientées du sud-esl au nord-ouest, cette direction n'est plus assez netteincn indiquée pour qu'on puisse en conclure qu'elles ont été creusées par les courants s'est aPi,,i,iU(i

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diluviens. Dans les terrains qui manquent d'homogénéité, les roches dures ont fa

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souvent lait dévier 1 agent destructeur. Ainsi les vallées des terrains jurassiques, dont

qui sont assez régulièrement orientées du sud-est au nord-ouest, sont fortement contournées quand elles rencontrent des roches plus dures, comme la grande oolithe, le coral-rag, etc.; telles sont la vallée de l'Yonne entre Chàtel-Censoir et Maill y-la -Ville, la vallée de la Cure près des grottes d'Arcy, la vallée de la Seine à Chatillon, celle de l'Ource en amont de Brion, etc.

L'action lente des cours d'eau aurait produit des effets analogues. Mais l'absence des blocs sur les plateaux mis à nu et dans les petites vallées, et leur présence dans les vallées principales, prouvent que ces vallées, grandes et petites, ont été creusées par la masse d'eau qui rasait les plateaux.

En voici une autre preuve qui ne me paraît pas moins forte.

Lorsque ces vallées sont orientées sensiblement du sud-est au nord-ouest, le relief des coteaux qui les borde ne présente rien d'extraordinaire; mais, si le sillon est dévié par un obstacle quelconque, on voit en même temps apparaître ces grandes fosses, ces cirques que j'ai décrits dans la vallée de l'Ecolle (5 et G).

Ainsi la vallée de la Seine, après avoir traversé la Champagne presque en ligne droite, du sud-est au nord-ouest, tendait à se prolonger suivant le sillon où coule le Grand-Morin; puis par la vallée du Petit-Morin; puis au delà de la Marne, par la vallée de la Thérouanne; puis, enfin, par le pays de Bray. Ce sillon se voil de la manière la plus nette sur la planche n° i : l'obstacle opposé par le plateau de la Brie a détourné le courant vers Monterenu , presque perpendiculairement à sa première direction; de là des tourbillonnements cl de nombreuses fosses ana-

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