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logucs à celles de la vallée de l'Ecolle, creusées dans la falaise de la Brie, notamment l'énorme érosion qu'on remarque au-dessus des Ormes, au débouché de la petite rivière de Voulzie.
Les cirques de Sézanne, de Villenauxe-la-Grande, de Nogent, de Yimpelles, ont complété l'ébauche de la vallée de la Seine, qui, à partir de Montereau, ne s'écarte plus autant de la direction générale sud-esL nord-ouest.
Des faits du même genre se remarquent dans la vallée de la Marne. Elle traverse la craie de la Champagne, d'abord presque en ligne droite, du sud-est au nord-ouest, et tendait à se prolonger dans la même direction jusqu'à Soissons, par la vallée d'Ardre; niais un premier obstacle, la montagne de Reims, fait dévier le courant; de là le creusement du grand cirque d'Avisé, Cramant, Epernay, A vend. Tauxières, et cet admirable coteau du vignoble de la Champagne.
D Epernay à Mareuil, direction presque rectiligne et orientation se rapprochant fortement vers est-ouest, comme cela a lieu dans toute la partie moyenne du bassin, les deux coteaux qui bordent la vallée sont presque parallèles. Mais, à partir de Mareuil, les roches tertiaires deviennent plus fermes, la vallée s'oriente d'une manière tout irrégulière, et se compose d'une série de cirques et de tournants qui se touchent. Les plus remarquables sont ceux qui ont été creusés aux con- Iluents des deux Morins, et entre Lagny et Paris (10, tracé de l'aqueduc de la Dhuis).
C'est surtout dans le bassin de l'Oise que le creusement des vallées est très remarquable.
L'Aisne, depuis Soissons, se dirige dans une direction très sensiblement parallèle à celle des grands courants ; aussi sa vallée est-elle presque rectiligne.
L'Oise, au contraire, coule dans une direction presque perpendiculaire à l'orientation de ces courants; sa vallée est donc des plus sinueuses, et se compose dune série de tournants, de cirques et de fosses qui se touchent, pour ainsi dire. Telles sont les fosses de Venette, dans le prolongement de la vallée de l'Aisne, des maiais de Verberie, dans le prolongement de la vallée de l'Autonne, de Vil— Iers-Saint-Paul, de Montataire et de Précy-sur-Oise.
Le courant diluvien, en creusant ces quatre dernières fosses, rasait en même temps, entre la Marne et l'Oise, les plateaux du Valois, et creusait, entre l'Oise et la mer, le large sillon du pays de Bray et de la vallée de Bélhune.
De même ce courant, en rasant les plateaux de la France, de la plaine Saint- Denis et du Vexin français, a creusé, en passant, la vallée de l'Oise, suivant une orientation presque perpendiculaire à sa direction, en tourbillonnant dans les fosses de Beaumont, llsle-Adam, Pontoise et Vauréal, par suite de l'obstacle que lui opposait le calcaire grossier.
^ous verrons plus loin quelle a été la conséquence de cette disposition contournée de la vallée de l'Oise, au point de vue de la paléontologie.
On voit déjà que les vallées, dans leurs dispositions d'ensemble, portent l'enpreinte de l'action violente des eaux diluviennes, car il est impossible de se rendre compte de ces dispositions si l'on admettait l'action lente des cours d'eau.
Mais cette action violente devient bien plus évidente encore, si l'on suit les vallées pas à pas, en cherchant à se rendre compte de la manière dont elles ont été creusées. C'est ce qui va ressortir nettement de l'étude suivante.
8. Si les vallées ont été creusées rapidement par le courant diluvien, qui les Creusemeut des vaiiées remplissait entièrement et même débordait sur les plateaux, il est évident que leur ,,.s len*™s moasprofil se modifiait considérablement suivant le degré de résistance du sol : elles doivent être relativement très étroites dans les terrains durs, et très larges dans les terrains mous.
Ainsi, en Bourgogne, les vallées, étroites dans la traversée des calcaires durs de l'étage bathonien, s'élargissent brusquement dans la traversée des calcaires marneux de l'oxfordien,pour se resserrer de nouveau quand elles s'engagent dans les terrains plus fermes du coralien et du portlandien; puis, arrivées en Champagne, elles reprennent une expansion plus grande encore dans les terrains argilosableux de la craie inférieure.
Examinons-les d'une manière plus spéciale dans la traversée de ces derniers terrains.
Les vallées étroites et étranglées de l'oolithe supérieure devaient former de véritables barrages qui s'opposaient au passage du courant diluvien , et, depuis, elles sont devenues des barrages politiques, ainsi que le prouvent les noms des villes de Bar-sur-Seine, Bar-sur-Aube et Bar-sur-Ornain (ou Bar-le-Duc), qui y sont construites.
Les vallées, resserrées dans ces trois localités entre de hautes falaises calcaires, ont à peine 1 kilomètre de largeur. Mais, dès qu'elles atteignent les terrains mous de la craie inférieure, elles prennent un épanouissement extraordinaire. Suivant M. Leymerie, la grève de la Seine s'étend sur 16 kilomètres de largeur dans la plaine de Vaudes, un peu en aval de Bar-sur-Seine; la plage de grève de la vallée de l'Aube, à Bricnne, au-dessous de Bar-sur-Aube, n'a pas moins de 1 2 kilomètres, et celle de la vallée de la Marne est plus grande encore, puisque, aux connuents des six rivières qui se réunissent en amont de Vitry-lc-François, s'ouvre la vaste plaine du Pertliois, qui n'a guère moins de 3o kilomètres de longueur et de largeur.
Il est absolument impossible d'expliquer cette énorme largeur des vallées, en admettant (pie le creusement s'est fait par les cours d'eau, c'est-à-dire par Ar^ actions lentes.
L'existence de ces fosses paraît donc une preuve certaine de la violence du courant qui creusait les vallées dans les terrains mous.
creusemcni jes vaiiées 9. L'empreinte du courant diluvien est encore plus visible, si je puis m'expriics terrains durs. mer ainsi, dans les terrains plus résistants.
Si Ton excepte celles du haut Morvan, qui ne paraissent pas avoir été creusées par érosion, les vallées du bassin de la Seine ressemblent à des lits d'immenses fleuves, qui se seraient desséchés depuis peu d'années. Comme dans les lits des cours d'eau ordinaires, le coteau concave des tournants, exposé directement à l'action du courant, est toujours coupé en pentes rapides. Au contraire, les talus des coteaux convexes, à l'aval du sommet de la courbe, s'étendent en pente douce, et sont souvent recouvertes par des dépôts de matières solides qui flottaient alors dans l'eau.
Cette disposition des coteaux se remarque dans tous les terrains durs ; je me bornerai à citer quelques exemples.
Terrains granitiques Terrains granitiques. A Avallon, la vallée du Cousin est barrée presque comwr^ted'arine. plètement par deux caps granitiques, situés, l'un entre Cousin-le-Pont et Cousinia-Roche, et l'autre entre Cousin-la-Roche et Cousin-sous-Roche. Ces deux caps dessinent d'abord la concavité d'un premier tournant, puis la convexité d'une seconde courbe; du côté d'amont, ils sont coupés en pente très raide et déchirés de la manière la plus pittoresque par des roches saillantes; du côté opposé, la pente est assez douce pour qu'on ait pu y établir des cultures de toute sorte, des jardins, des vignes et jusqu'à des prairies.
Terrains liasiques. La grande dénudation de l'Auxois, dont il sera question ciaprès, se termine du côté d'aval par des coteaux à pentes rapides; on reconnaît, à la simple inspection des lieux, que c'est contre ces coteaux qu'est venue se briser la violence des courants.
Le calcaire à gryphées cymbium a formé une première ligne de résistance, et termine en forme de palier l'étage du lias moyen; au-dessus s'élève le lias supérieur, couronné par le calcaire à entroques, dont les roches dures, taillées à pic, figurent de loin des ruines de vieilles murailles.
Calcaires oolilhiques. Mais c'est surtout dans la traversée des terrains oolithiques que Faction diluvienne s'est imprimée d'une manière pour ainsi dire ineffaçable.
La figure suivante donne la coupe d'un des contreforts de la vallée de la Cure,près des grottes d'Arcy, sous lequel passe la route nationale n° 6. J'ai relevé cette coupe en perçant le tunnel.
Les roches de Saint-Moré, du côté d'amont, forment la concavité d'un tournant de la vallée, puis la convexité d'une seconde courbe; c'est dans ce second tournant et sur la rive opposée que s'ouvrent les grottes d'Arcy.
Les fossiles et les indications stratigraphiques de la coupe font voir nettement qu'elle comprend les assises supérieures de la grande oolithe et les couches inférieures de l'oxford clay.
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Supposons la vallée pleine d'eau douée d'une grande vitesse. 11 est clair que
le côté d'amont, la concavité du premier tournant, sera exposé à toute la violence du courant; en elTet, il présente un escarpement presque vertical. Le côté opposé, situé à l'aval de la convexité du deuxième tournant, sera, au contraire, dans des eaux relativement tranquilles; la figure fait voir qu'il est disposé en pente douce et couvert d'arène calcaire non roulée.
Ces dépôts diluviens des terrains jurassiques méritent une attention toute spéciale; ils se retrouvent, non pas au fond des vallées ou sur les plateaux, comme les terrains de transport ordinaires, mais sur toutes les pentes douces dont il a été question ci-dessus, dans les 'g 1 . anses, au débouché des vallées, S H- E secondaires, partout, en un mot,
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g H g où les courants diluviens perdaient
£ .3 .1 de leur violence. Leur nature est
.Z °"-S toute spéciale : ils se composent,
5 ?o £ en général, de débris des roches du
1° ? ' E voisinage, réduits en petits frag- « g, -g ments, mais qui ne sont ni polis ni <s « I roulés. C'est le caractère essentiel | ^° de ces dépôts, et qui les faitdistin- § M " guer de tous les autres. Les paysans §? £*£ eux-mêmes leur donnent des noms .."S g particuliers; en Bourgogne ils sont s § J^ connus sous les noms d'arène ou
6 « ^ de Irasse: on ne les confond jamais