I.a Seine. aa
(tes b;is niveaux des vallées crétacée
Quilliard cite comme étant à peu près à la même hauteur les grèves de la foret de Rumilly. Il ne paraît pas qu'on ait jamais rencontré d'ossements dans ces terrains de transport.
Il est probable que les dépôts des plus hauts niveaux n'ont pas été remaniés par les cours d'eau ; mais il est absolument impossible de distinguer la grève de l'époque diluvienne de celle de l'âge de pierre. La paléontologie pourrait seule jeter du jour dans cette question si obscure.
J'ai dit que les graviers diluviens devaient être azoïques; il serait très intéressant de constater si les grèves des hauts niveaux que je viens de nommer renferment, à défaut d'ossements, des coquilles (luviatiles ou terrestres.
" ;nis dccouveris G9. Vallée de l'Yonne. Le musée d'Auxerre possède une très belle tête de
us grèves Bos primigenius recueillie dans le lit même de l'Yonne, à Bassou, près d'Auxerre. (M. Gotteau.)
A Cézy, un peu en aval de Joigny, lors de la construction du chemin de fer de Lyon, en 1867, on a trouvé une belle molaire d'éléphant à k mètres de profondeur, dans le gravier de l'anse formée par le confluent du ruisseau de Saint-Vrain.
Des bois d'élan ont été recueillis dans la grève de Laroche et sont déposés au musée d'Auxerre W.
Des dents et une mâchoire inférieure d'éléphant ont été découvertes dans le cimetière et dans le voisinage de Sens; la mâchoire est déposée au musée de cette ville. (M. l'ingénieur des mines Debette.)
M. l'ingénieur Humblot a recueilli près de Sens, dans une sablière exploitée pour les travaux de l'aqueduc de la Vanne, un beau bois de renne de très grande taille.
Vallée du Serein. A Beaumont, canton de Seignelav, on a recueilli quelques ossements de cheval. (M. Debette.)
Vallée de l'Armançon. On a trouvé des molaires d'éléphant à Tronchoy, à Bouilly, à Avrolles (anse formée par le débouché du Créauton) et à Brienon. (MM. Gotteau, Ratifier, Debette.)
Vallée de la Seine. On comprend sans peine que les grevières en exploitation n'occupent qu'une bien petite partie de cette grande plaine de 1 h kilomètres de largeur que couvrent les anciennes grèves de la Seine. Ces grèves, suivant M. Leymeiïe, ont de 5 à 6 mètres d'épaisseur dans la plaine de Vaudes. Les localités où des ossements ont été découverts sont donc fort peu nombreuses. M. Lcymerie, dans la Statistique géologique de l'Aube, n'en cite que deux : Isle- Aumont et Villebertin; toutes deux sont même situées en dehors de la vallée do la Seine, sur le bord d'un petit affluent nommé l'Hozain ; mais, comme il n'est
'' Ce fait mérite confirmation. Les restes d'élan sont fort rares, et il serait singulier que M. Gotteau ne m'eût pas parle île celle importante découverte.
pas prouvé que, dans l'âge de pierre, les grèves de l'Hozain n'aient pas été couvertes par les eaux de la Seine, je les attribuerai à cette dernière rivière.
Les découvertes faites dans ces deux localités sont fort nombreuses et très importantes. M. Leymerie ne cite pas moins de dix molaires d'éléphant, des bois de cerf d'une grande taille et bien d'autres débris non conservés.
M. l'ingénieur en chef Quilliard a fait, sur ma demande, le relevé des ossements d'Isle-Aumont et de Villebertin déposés au musée de Troyes; on y remarque :
Une dent de rhinocéros;
Plusieurs molaires et un fragment de défense de mammouth;
Des débris de grand bœuf;
Des dents de cheval;
Des fragments de bois de cerf.
Le limon superficiel des grevières de Piozières, près de Troyes, a fourni quelques dents de bœiifel de cheval. (M. Debette.)
D'après M. Leymerie, le limon jaune qui couvre les grèves de la vallée de la Seine renfermerait de petites coquilles fluviatiles et terrestres [hélices, ambrettes). Cette remarque est très importante, puisqu'elle confirmerait ce que j'ai dit de ces limons du fond des vallées qui, suivant moi, ne sont pas diluviens.
Un silex taillé a été trouvé dans ce limon. (M. Berthelin.)
Suivant M. Cautiot, on aurait recueilli des os humains, des débris de céramique et des silex taillés dans le terrain de transport de la plaine de Troyes ; mais je n'ai pu me procurer aucun renseignement précis sur ces objets, et je signale cette découverte sous toute réserve.
On n'a rien trouvé dans les grèves de la vallée de l'Aube, qui ne sont guère moins larges que celles de la Seine et sont moins exploitées encore. (M. Leymerie.)
Vallée de la Marne. La plaine du Perthois est plus large que celle de Vaudes et que celle de Brienne. Les exploitations de grève y sont donc relativement moins étendues. M. Royer possède des lames de dents et de menus fragments de défense àéléphant qui paraissent être les seuls fossiles trouvés jusqu'ici dans cette vaste plage de grève.
Une molaire d'éléphant a été trouvée dans la grève de la Marne, près Saint- Dizier. (M. Tombeck.)
Vallée de l'Aisne. A l'aval des confluents de la Biesme et de l'Aire, l'Aisne devient un des grands cours d'eau du bassin de la Seine ; c'est de beaucoup le plus lent du bassin de l'Oise.
On voit au Muséum une molaire A'Elephas primigenius trouvée, dit l'inscription, à Bethcl, à 3o pieds de profondeur et à jo pieds au-dessous de l'Aisne. Celte dernière indication est évidemment défectueuse, et on ne peut savoir si cette dent appartient aux bas niveaux.
M. Piette m'écrit que, dans l'arrondissement de rîctliel, l'Aisne coule dans une
vaste plaine où les débris de mammouth ne sont pas rares. Il en a trouvé dans la partie inférieure des grevières, au contact de la craie; c'est bien là la position ordinaire delà couche à ossements. Il possède, en outre, une dent et un andouilier de cerf. Les grevières où ces ossements ont été découverts sont à environ 1 kilomètre de la rivière et à 2 mètres en contre-haut de son niveau. A 1 mètre audessus des ossements d'éléphant, M. Piette a découvert un couteau en silex. Ce couteau, la hache et les autres silex taillés recueillis, d'après M. Tombeck, dans le voisinage de Montiérender, sont les seuls objets travaillés par l'homme dont nous ayons, jusqu'ici, signalé la présence dans le terrain de transport; car le couteau qui, d'après M. Berthelin, a été trouvé dans la vallée de la Seine, appartient au limon des débordements.
M. Fleury, président de la Société académique de Lyon, possède une boîte crânienne de grand bœuf trouvée dans une grevière près de Neuchâtel. (M. l'abbé Lambert.)
Vallée de l'Oise. Je n'ai pu me procurer aucun renseignement sur les ossements découverts dans la partie crayeuse de la vallée de l'Oise.