‹ La SeineChapitre 79 sur 96 · INSECTIVORES · texte numérisé non relu

INSECTIVORES

Puits de Montmorency.

Puits de Montmorency.

Oiseaux.

Rallusaquaticus, Linné.

(Râle d'eau.) Gallinacés Limons de la Rièvre.

Puits de Montmorency.

Petits batraciens.

Vertébrés j (Grenouilles.)

à sang froid. ] Lacertiens. (Lézards.). . . Limons de la Rièvre.

Ophidien. (Serpents.)... Limons de la Rièvre.

Limons de la Rièvre; puits de Montmorency.

Cette liste est bien incomplète; il est impossible de connaître toutes les pièces qui se sont éparpillées dans les collections particulières. J'ai voulu tout simplement donner une idée de la répartition des faunes dans les différents points du bassin.

La plupart des grands mammifères ont abandonné le bassin de la Seine à l'époque où la tourbe a envahi les cours d'eau. Plusieurs ont complètement disparu de la surface de la terre; tels sont l'ours des cavernes, YElephas meridionalis , le mammouth, YElephas anliquus, les Rhinocéros tichorhinus , Merckii, etruscus, les grands cerfs d'Irlande, de Saint-Prest, Belgrandi, etc. D'autres, le grand tigre , l'hyène, Y hippopotame, ont cherché des climats plus chauds. Quelques-uns, au contraire, le renne, le bœuf musqué, se sont retirés vers les régions polaires; la marmotte, le bouquetin, dans les montagnes, vers la limite des neiges; Y aurochs, Y élan, ont lui devant l'homme et se sont réfugiés dans des forets encore désertes.

VUrus (Dos primigenius) , qui vivait encore dans les Gaules à l'époque de la conquête romaine, est aujourd'hui un animal de race éteinte.

A l'époque quaternaire, le bassin de la Seine n'était pas cultivé. On n'y trouve aucune trace de l'agriculture primitive, du régime pastoral; parmi les ossements très nombreux recueillis dans les graviers des rivières, dans les grottes d'Arcy, de Balot, dans les stations de cbasse, il n'y en a pas un seul qui se rapporte à un animal domestique; et il n'y a rien d'étonnant à cela: avec le régime des pluies dont j'ai cherché à donner une idée, aucune culture n'était possible, et, sans la révolution météorologique qui a détruit la violence des pluies et des cours d'eau, l'homme serait probablement resté éternellement à l'état de chasseur sauvage sur les bords de la Seine.

Cependant cette révolution, si favorable en apparence, a dû être funeste aux peuplades de l'époque quaternaire; avec des étés beaucoup plus chauds et des hivers rigoureux, après la disparition du gibier dont elles se nourrissaient, la plupart ont dû s'éteindre misérablement.

11 est certain que l'homme qui habita notre pays après l'invasion des tourbes n'avait plus les mêmes aptitudes que l'homme de la pierre taillée. Parmi les outils en pierre polie des cavernes, des dolmens et autres sépultures, on ne trouve jamais ces sculptures si naïvement ressemblantes, ces dessins au trait qui nous ont conservé les images du mammouth, de l'aurochs, du renne, de l'ours des cavernes, etc.(1) L'homme de la pierre polie n'était point artiste.

Si ces indices rudimentaires d'une certaine aptitude aux beaux-arts s'effacent, on voit d'un autre côté apparaître, avec la pierre polie, les faibles lueurs de l'aurore de la civilisation. En même temps que les instruments en silex se polissent, des habitations s'élèvent sur pilotis au milieu des lacs de la Suisse et de l'Irlande (cités lacustres, crannoges) ; les animaux domestiques de la faune complète des mammifères des temps modernes succèdent aux monstres de l'âge de la pierre taillée. Mais il n'entre pas dans mon plan de faire l'histoire de l'âge de la pierre polie; je terminerai donc ici cet ouvrage.

(1) On n'a trouvé jusqu'ici aucune trace d'an thro- étaient anthropophages; on a trouvé des traces de

pophagie dans les débris de festins de l'âge de la festins de cannibales, notamment près de Paris, à

pierre taillée; il paraît certain, au contraire, que la Varenne-Saint-Maur. quelques peuplades de l'âge de la pierre polie

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