LE HAVRE ET LA POINTE DE LA HÈVE
Cochet. Les badauds s’extasient au square Saint-Roch devant les phoques d’un aquarium orné de rochers massifs.
Le Havre pittoresque existe à peine; ne le cherchez pas ailleurs que dans les rues obscures que fréquentent les marins, dans leurs
EN NORMANDIE
étranges cafés-concerts, dans leurs bals et leurs cabarets tapageurs. Encore ces attraits n’y ont-ils point la couleur violente ni la saveur pimentée qu’on leur trouve dans les ports du Midi, les quartiers à part, les bouges réservés, que les navigateurs des pays de soleil emplissent de leurs joies brutales, de leurs farces énormes, parfois ensanglantent de leurs querelles au couteau. Mais la ville normande, indifférente à ceux que l’intérêt n’y retient pas, se transfigure si on l’embrasse des coteaux d’Ingouville ou de la pointe de la Hève. Entre