PLUS DE MORTS QUE DE VI VANS
que; allons, j'ai bon espoir pour cette nuitée!...
— lliers, à la rescousse; et vive le roi ! vive le roi !
Ces cris partirent d'un gros d'ennemis rassemblés autour de la bannière des lis que Florent venait de planter lui-même devant la porte royale.
— Lâchez le cranequin ! s'écria l'évêque ; as heaume ! as heaume !
— Bataille ! bataille ! répondirent les hommes d'armes.
Les soldats du sire d'Iliers furent battus, et leur chef blessé au cou par l'évêque. Débandés et en désordre, ils cherchaient à se rallier, lorsque cent chevaux débouchèrent par la rue du château : au centre se balançait une bannière brodée de léopards.
— C'en est fait du Florent et de ses gars , vociféra Jehan de Frétigny ; c'est Villeneuve ! Or ça , mon cousin Guillaume , sabrez - moi celte canaille !
— Non pas, non pas, monseigneur ; la place n'est plus tenable , reprit Guillaume de Villeneuve sans s'arrêter, et je l'abandonne : je gagne Gourbeville.
— Comte ! cria l'évêque , tu es un lâche ; mais, par ma mitre, on se battra bien sans toi... En avant , vous autres, Frétigny et saint George !
Les Armagnacs ne soutinrent pas ce dernier choc , et se débandèrent de tous côtés. Alors , Jehan de Frétigny se porta à la place des Halles , sur la nouvelle que le gros de l'armée royale s'y était retranché sous les ordres des maréchaux de E.oie et de Boussach. Yers la rue des Grenets , il fut joint par Guillaume de Languedoue et Pierre d'Allonville ; près de l'église Saint - Aignan , par Louis de Yieux- Pont.
— Holà , messeigneurs , disait- il en riant de toutes ses forces; connaissez-vous rien de plus brutal et de plus mal courtois qu'un Armagnac? Prendre ainsi des gentilshommes au