‹ La sensation des obstacles chez les aveuglesChapitre 7 sur 7 · Un fil à plomb annexé à l’appareil permet de le vérifier · texte numérisé non relu

Un fil à plomb annexé à l’appareil permet de le vérifier

Si l’on ajoute aux deux extrémités du barreau, à une même distance a, de part et d’autre du fil, deux masses égales m, et que l’on fasse de nouveau osciller, la durée d’oscillation double est donnée par la relation :

i -{- 2 ma2

En élevant au carré, et en retranchant membre à membre (1) de (2), il vient :

2ma2

t1 = 4tc2

d'où l’on tire :

8Tc2ma2 t’* — t*

Le couple c représente le produit de la longueur unité par la force F qui produit une torsion de un radiant, c’est-à-dire exprime la force qui, appliquée au barreau à 1 centimètre du fil, produit une

déviation de

TC

Donc, pour une déviation de 1°, la force appliquée

à l’extrémité du barreau sera donnée par l’expression :

8tc 2 ma2

ce 1 8tc 3ma

Données numériques :

a — 10 centimètres

m ’= Os1', 507

= 0dy«e,0855.

Je puis donc avec cet appareil mesurer des forces de l’ordre du dixième de milligramme.

3fode d'emploi. — J'amène le front ou la tempe du sujet au contact de la pointe a (fi g. 5) et je donne au fil une torsion suffisante pour que le contact soit senti. Supposons qu’à ce moment l’extrémité b soit en regard de la division 35 sur le plateau. Je diminue * progressivement la torsion du fil, par une rotation lente et continue du tambour jusqu’à ce que le sujet, dont j’ai maintenu la tête immobile, ne sente plus le contact. Je note la division en regard de

JOURNAL DE PSYCHOLOGIE

laquelle se trouve l’index sur le tambour, soit 73°, pour fixer lesidées.

Au moment où le sujet a cessé de sentir, il est clair que la pointe exerçait encore sur sa tempe une pression, seulement cette pression n’était pas perçue parce qu’elle était juste au-dessous du seuil. Si donc il retire sa tête, le barreau ne rencontrant plus d’obstacle, après quelques oscillations va s’arrêter en regard de la division 40 ou 42. Je vais imprimer une torsion au fil, en faisant tourner le tambour, jusqu’à ce que le barreau revienne en regard de la division 35; pour fixer les idées, admettons qu’à ce moment l’index soit en regard de la division 89°.

Pour maintenir le barreau dans cette position, il a donc fallu opposer à la force /*, qui tendait à le déplacer lorsqu’il était retenu par la tempe du sujet, une force égale et de sens contraire fu correspondant à une rotation de :

du tambour.

Or, comme mon barreau se trouve à égale distance entre les deuxmâchoires, comme d’autre part la torsion nulle à la mâchoire inférieure, maxima à la mâchoire supérieure, augmente de l’une à l’autre proportionnellement à la longueur, il correspond à une torsion de 16° à la mâchoire supérieure une torsion de 8° au point où mon barreau est suspendu. Ainsi, la pression exercée sur la tempe du sujet, lorsqu’il a cessé de la percevoir, correspondait à une déviation de 8°, c’est-à-dire elle était égale à :

0,0855 x 8 = 0dyne,684 = 0,7.

En pratique, le mode d’emploi est extrêmement simple : diminuer la torsion du fil jusqu’à ce que le sujet ne sente plus; ramener le barreau à la même position, c’est-à-dire en regard de la même division sur le plateau, par une rotation du tambour; pour avoir le seuil de la pression, multiplier le coefficient 0,0855 par la moitié du nombre de degrés dont il a fallu faire tourner le tambour, pour ramener le barreau à la position initiale.

Georges Lamarque.

Photomount

Pamphlet

Binder

Gaylord Bros. Inc.

Makers

Syracqse, N. Y.

Page 1