‹ La Sensibilité aux MédicamentsChapitre 15 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

19 — Les travaux sur l’anaphylaxie et l’étude des chocs anaphylactiques peptoniques et hémoclasiques ont amené la question des sensibilités médicamenteuses dans une phase nouvelle et les ont fait rentrer dans l’ordre des phénomènes de sensibilisation générale et d’anaphylaxie.

20 — La sensibilité médicamenteuse est telle que l’absorption, l'injection ou l’inhalation d’une petite dose du médicament suffit pour déterminer un véritable choc colloïdoclasique, qui prouve bien . qu’il s’agit de phénomènes analogues aux phénomènes anaphylactiques.

39 — Dans cette variété comme dans les autres, la notion de terrain ou de diathèse domine ; en particulier les troubles du système endocrinien ou du système vago-sympathique. Cette notion est d’une importance capitale au point de vue traitement.

40 — Si l’on met en œuvre systématiquement les méthodes appliquées à l’étude des chocs, en présence de phénomènes inexpliqués, on découvrira que parmi eux, certains relèvent de la sensibilité médicamenteuse.

50 — Parmi ces méthodes, celle des cuti-réactions est une des plus importantes, car elle permet de trouver, parmi de nombreux produits voisins, celui qui est en cause, et ainsi de désensibiliser le sujet.

60 — En présence d’un cas de sensibilité médicamenteuse ainsi mis en évidence, on s’efforcera d'obtenir la désensibilisation par la méthode sous-cutanée, quelquefois dangeureuse, surtout par celle des cuti-réactions particulièrement précieuse dans ces cas.

Enfin, il faudra s'attacher à faire disparaître les troubles endocriniens ou ceux du système vago-sympathique pour modifier le terrain et éviter au sujet ultérieurement une nouvelle sensibilisation.

Vu: le Doyen, Vu : le Président, H. ROGER. Prof. FERNAND BEZANÇON.

Vu et permis d’imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris, S. CHARLETY.

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