‹ La sensitive comedievaudeville en trois actesChapitre 20 sur 124 · ACTE U · texte numérisé non relu

ACTE U

ROTHANGER.

Eh bien! mon ami, je veux t’en donner une, moi.

GAUDIN

Vraiment? le rêve de ma vie!

Le jour du baptême... une montre en or, si c’est un garçon, et en ai'gent, si c’est une fille.

GAUDIN

Ce sera un garçon, soyez tranquille. D’abord, l’œil de monsieur est tourné aux garçons.

ROTHANGER.

En outre, je ne veux pas que tu te fatigues. J’exige que tu ne fasses ici que ce que tu faisais chez ton maître.

GAUDIN

Ça, je vous le promets... Où met-on le bougeoir de Monsieur ?

ROTHANGER.

Dans l’office... Pourquoi?

GAUDIN

Ça me suffit, (a part.) Eh bien, maintenant, je ne suis pas fâché que ce mariage soit fait... Je crois que Monsieur est entré là dans une bonne famille, le champagne y est excellent, (il sort par le fond en appelant.) Joseph! Joseph !

CHALANDARD.

Ah! voici la noce qui sort de table.

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