‹ La sensitive comedievaudeville en trois actesChapitre 38 sur 124 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

ces machines-là... Il faut recommencer! (u se rassied près de sa femme.) Mettez-vous là... près de moi... votre main dans la mienne... (Récitant.) «Laure!... ma chère Laure! eniin nous voilà seuls! Ne tremble pas, enfant!. . Je ne veux pas te faire de peine... un mari n’est pas un maître.» (a ce moment, plusieurs détonations éclatent sous la fenêtre.)

BOUGNOL, s’arrête effrayé.

Ah! mon Dieu! (Bégayant.) En... en... entendez-vous?

LAURE

C’est papa qui tire son feu d’artilice.

• BOUGNOL

Ah! ça m’a fait une peur!... Où en étais-je? (Reprenant en bégayant.) « Un ma... un ma... nia. . un mari! »

LAURE

Ah! voilà que cale reprend comme dans le chalet*.

(Nouvelle détonation plus forte en dehors.)

BOUGNOL, sursautant sur le divan à chaque détonation.

Ah!... oli! ah!...

LAURE

Remettez-vous !...

BOUGNOL

Non! c’est lifl... titi... fini.

LAURE, desolee.

Ah! mon Dieu!

BOUGNOL

Faites-moi un verre d’eau su... susu... sucrée!

LAURE, courant à la cheminée.

Avec de la fleur d’oranger... tout de suite.

BOUGNOL', s’affaissant sur le divan.

Que le di... que le di... que le diable l’emporte!

LAURE, lui présentant le verre d’eau.

Buvez, mon ami. (Après que Bqugnol eut un peu bu.) Allez-vous

mieux?

BOUGNOL

Bon... bon... bonsoir!

LAURE, le regardant endormi, et allant s’asseoir près de la table, à gauche, ouvrant tristement son livre.

Voyons, le deuxième volume.

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