SCÈNE PREMIÈRE
M. et MADAME ROTHANGEIt, CLAMPINAIS, CHALANDARD,
BAL1SSAN \
(au lover du rideau, Chalandard et Clampiuais jouent aux cartes, à gauche. *— Balissan, dans le bosquet, lit un journal. — M. et madame Rothanger sont debout.)
ROTHANGER.
Des spasmes... des vapeurs!
CHALANDARD.
C’est désolant!
CLAMPINAIS. i
Décourageant !
MADAME ROTHANGER.
Je demande le divorce !...
ROTHANGER.
Et cela pour un feu d’ artifice !
CLAMPINAIS.
Nom d’une milanaise !
CHALANDARD.
C’est embêtant pour la famille!
BVLISSaN, à part.
Moi, je ne lui en veux pas, nu mari!
MADAME ROTHANGER, à sou mari.
Tenez, ce gendre-là, vous avez été le prendre aux commissaires-priseurs... comme Votre Apollon! (Elle montre la statue.)
ROTHANGER.
Mou Dieu! que les femmes sont donc nerveuses!... Où est ma fille ?
Au jardin... La pauvre enfant achève de lire son second volume... (s'exaltant.) Ça ne peut pas durer comme ça! il faut que vous ayez une explication avec votre gendre !
ROTHANGER.
Mais qu’est-ce que tu veux que je lui dise?
MADAME ROTHANGER.
Vous lui direz... vous lui direz que c’est un chevalier sans foi et sans honneur!
* Cl». Cl, mad. K. B.