SCÈNE IV
BOUGNOL, puis GAUDIN, puis UOTHANGER.
BOUGNOL, seul.
Ce sont de bons jeunes gens!., mais si jamais j’ai besoin d’un ami... (Les imitant.) voilà!..
GAUDIN, entrant avec un plateau ’.
Monsieur !
BOUGNOL
Quoi?
GAUDIN
C’est un biscuit et un verre de madère.
BOUGNOL
Ah! Volontiers, (il trempe le biscuit dans le madère et mange.) GAUDIN, d’un ton gaillard.
Ah ! ah! il parait que Monsieur est eu goût?
BOUGNOL
Oui... ça ne va pas mal.
GAUDIN, s'approchant de Bougnol.
En or, si c’est tin garçon... eu argent, si c’est une fille.
Monsieur Gaudin, je n’aime pas les allusions! (il va s’asseoir
dans le bosquet.)
BOTII ANGEH **, paraissant derrière le bosquet et appelant Gaudin à demi-voix.
Pst! pst !
GAUDIN, se retournant.
Hein?
ROTHANGEIt.
Chut ! (Bas.) Quarante francs pour toi, si tu parviens à me cueillir une mèche de cheveux sur la tète de ton maître...
GAUDIN, étonné.
Tiens!.. Voyons les quarante francs?
ROTHANGER.
Non... après... quand j’aurai la mèche.
GAUDIN
C’est pour un médaillon?
ROTHANGER.
Peut-être. .. Voilà des ciseaux... Je t’attends près du bassin .. . dépèche-toi. (il dispar&ît.)